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Not Scientists - "Golden staples"

Not Scientists - "Golden staples"
chronique Not Scientists - Golden staples
8,375/10 0

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CD album CD album (36:00)

 

Style musical : 

Punk-rock

 

Année : 

2018

 

Tracklist :

1.Just About Ready To Beg 04:12
2.Perfect World 03:06
3.Sky On Fire 03:48
4.Orientation 03:16
5.Golden Staples 03:43
6.Mechanical Reaction 03:45
7.Paper Crown 02:26
8.Dark Tornado 04:18
9.Submarine 02:58
10.Emergency Break 05:48

 

Label : 

Kidnap records
Dans le même style :
Spark Gap - The Boys From Alaska

On ne peut qu'aimer le dernier Not scientists, mais pas obligatoirement pour les mêmes raisons. Fans de "Golden staples", R. Savary et Tookie tentent de vous convaincre de la qualité de cet album, chacun avec son point de vue !

 

La chronique de Tookie :

 

On avait quitté Not scientists avec How to rebuild et une "patate d'enfer" (comme diraient des gens de droite qui veulent paraître cools).
On retrouve le groupe avec une ambition musicale...nouvelle et peut-être moins facile à appréhender.

Avec Golden Staples, il n'y a pas eu l'évidence de l'amour.
On y retrouve bien ce qui avait fait la réussite du premier album : des mélodies bien choisies, bien trouvées, bien arrangées, mais Not scientists les distille autrement.

 

Déterminé à casser une routine d'écriture installée au fil des années et des différentes formations de ses musiciens (avec Uncommonmenfrommars, Sons of Buddha etc.), Not scientists a cette fois choisi d'aller contre sa nature.
Sans renier son plaisir à écrire des titres avec des mélodies qui s'ancrent facilement dans les oreilles, le groupe s'est échiné à s'ouvrir les voies de plusieurs rock.


Il y a certes des titres aussi classiques qu'efficaces ("Just about ready to beg", l'excellent "Golden staples" etc.), mais d'autres se font remarquer par d'autres moyens.
Alors que l'on pensait les quatre bonhommes partis  pour emprunter la même autoroute musicale que sur Destroy to rebuilt, "Perfect world" introduit des sonorités propres aux 80's.

Le punk-rock des lyonnais prend alors une forme hybride qui décontenance légèrement. Pourtant, passé l'appui de la prod' et des effets de guitare pour marquer le son eighties, c'est bien le style d'écriture caractéristique de la bande que l'on retrouve.
Des airs faciles à reprendre, des riffs qui s'ancrent dans la tête et un rythme enjoué pour des morceaux qui ne sont pas sans masquer une certaine mélancolie ("Orientation", "Submarine", "Perfect world") : rien de bien nouveau, certes, mais un ornement inattendu et bienvenu.

Avec sa mécanique bien huilée, Not scientists parvient sans cesse à donner un nouveau souffle à son album, comme lorsqu'il sature et surproduit le titre "Sky on fire" afin de gonfler la puissance d'un titre au tempo plus lent.
Le procédé peut donc surprendre, étonner à la première écoute mais il n'est finalement qu'une façade sonore pour des créations gavées de refrains entêtants et de riffs accrocheurs.
Dans le fond, le groupe reste donc le même : Golden staples est leur réinvention sans être une révolution...et tout simplement, un très bon album.

 

Sa note : 8/10

 

La chronique de R.Savary :

 

Alors qu'à l'aube du Hellfest 2018 je me fais une cure de jeunesse à base de Uncommonmenfrommars, pour accueillir leur retour comme il se doit, je découvre que j'étais complètement passé à côté de Not Scientists. J'avais à l'époque choppé Sons Of Buddah avec à la batterie Ed, le chanteur/guitariste des Unco et un de ses frères (qui lui n'est pas dans Uncommonmen mais dans The Pookies) et je n'étais pas allé plus loin. Pourtant Tookie en avait parlé des Not Scientists en 2015 pour leur très bon album Destroy to rebuild. Mais les « ceci » à cause des « cela » au milieu des « je ne sais pas pourquoi », j'avais raté le coche. Et Not Scientists est là, avec Ed au chant et à la guitare (comme dans dans les Unco), Big Jim à la guitare (à la basse dans les Unco), accompagnés de Le Bazile à la batterie et Thibault à la basse (ces deux derniers ayant aussi sûrement joué dans d'autres groupes, mais je ne les connais pas, ce sera ma prochaine découverte).


Si leur précédent album était déjà bon, le nouveau, Golden Staples est lui bien meilleur (et ça je ne le recopie pas d'un communiqué de presse). Ce qui nous fait donc un disque super très bon. À l'instar d'un High Visibility des Hellacopters ou d'un Occupational Hazard des Unsane, même si les trois n'ont musicalement rien en commun, sur Golden Staples tout est à sa place. Pas de remplissage, tout fonctionne, un album direct, efficace et sans fioritures. Un disque « vivant ». Je n'en reviens d'ailleurs toujours pas de la qualité de cet album. Des débuts du groupe où l'affinité avec le punk-rock mélodique, et cru, était flagrante et principale, ils ont aujourd'hui affiné et varié leurs compositions, ambiances, production (dix-mille fois supérieure à l'album précédent), instrumentations. À la voix de Ed que l'on reconnaît immédiatement, le véritable et principal lien qu'ils ont gardé avec leur, passé ?, jeunesse ?, origines ?, est leur capacité à écrire des tubes. Mais maintenant ils les enfilent sur un seul disque. Ce n'est pas rien. Golden Staples revêt alors les allures d'un « beast of » de leurs capacités en tant que musiciens. Rock, pop, punky à coup de reverb' new-wave, les mélodies sont livrées à toutes les sauces et chacun y trouvera - forcément - son goût. Avec une force davantage poussée, affirmée, maîtrisée. Est-ce la maturité ? En tout cas, c'est bien cette nouvelle réverb' « new-vave » qui détonne, avec cette production, et cette nouvelle façon de chanter qui permettent à ces nouvelles excellentes compositions, et donc à l'album, de monter d'un cran et de sortir de la case « punk-rock mélodique ». Ils sont maintenant bel et bien au-delà.


Bel et bien au-delà. Avec ce Sky On Fire incroyablement attachant, aux allures pensives et nostalgiques. Orientation et son intro/riff qui n'arrête pas de me faire penser à un Jumping Someone Else's Train de The Cure joué à fond les ballons. Golden Staples avec cette mélodie vocale superbe, cette mini-rupture pour laisser entrer la guitare rythmique, et ce « ouh ouh » de refrain très M83. Perfect World aux paroles excellentes et au chant tout autant, imposant par sa grosse basse et ses guitares claires mélodieusement agressives. Dark Tornado super-pop de chez super-pop. Submarine et son intro rythmique ultra année 80, le titre plongé dans une énorme reverb', avec plusieurs voix qui se croisent vers la fin (comme pour Emergency Break).. Etc, etc. Plus besoin d'en faire des caisses ou de pousser les potards à fond, comme je le disais tout est, justement, à sa place. En choisissant d'aller à l'essentiel ils n'ont peut-être jamais été aussi efficaces. Et Ed, tout en restant reconnaissable, n'a jamais chanté aussi bien.


Si les Uncommonmenfrommars étaient, et sont toujours, immédiatement et furieusement défoulatoires, Not Scientists est davantage varié et réfléchi. La musique d'un quotidien de 365 jours à créer. Et Golden Staples n'est rien de moins qu'un album pour se sentir vivant.

 

Sa note : 8.75/10

 

Donc la note finale : (8+8.75)/2 = 8.375/10 !

photo de Tookie
le 23/05/2018

Commentaires

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 23/05/2018 à 16:09:49

J'ai craqué au bout de trois morceaux. C'est de la pop gavée de glucose.

pidji

pidji le 23/05/2018 à 20:53:25

haha mais ce n'est pas fait pour toi ça, évidemment ! ;)

Freaks

Freaks le 24/05/2018 à 10:46:55

Les chroniques contradictoires.. Trop bien comme idée :)

Tookie

Tookie le 24/05/2018 à 11:50:47

Bon, là, on reste du même avis, c'est plus parce que nous avions rédigé une chro chacun de notre côté sans le savoir (et que ça demande, alors faut pas gâcher un écrit).

Freaks

Freaks le 25/05/2018 à 01:04:10

De la convergence des luttes non concerté et harmonieuse ça donne envie en tout cas ;)

Tookie

Tookie le 25/05/2018 à 05:45:24

Une utopie possible uniquement sur COREandCO...

R.Savary

R.Savary le 02/06/2018 à 21:30:42

IP : 2a01:cb05:8927:d600:b8ce:11da:87f2:c95f

"J'ai craqué au bout de trois morceaux. C'est de la pop gavée de glucose." L'endurance du viking n'est plus ce qu'elle était...

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