Numen - Iluntasuna besarkatu nuen betiko

Chronique CD album (46:37)

chronique Numen - Iluntasuna besarkatu nuen betiko

Le peuple basque est fier et guerrier, c'est inscrit profondément dans ses gènes, et la musique du groupe de la province de Gipuzkoa en est le reflet. C'est la première fois que j'écoute un groupe de Metal qui s'exprime entièrement dans la langue de Sabino Arana et il faut bien reconnaître que ses sonorités se marient bien au Black épique pratiqué par Numen. Iluntasuna Besarkatu Nuen Betiko (J'ai embrassé l'obscurité pour toujours) est son 4e album et le premier chez Les Acteurs De L'Ombre, après un silence discographique de douze ans.

 

Ne vous attendez pas à des circonvolutions Post, atmosphériques ou expérimentales comme les sorties récentes du label ont pu nous habituer, Numen est là pour taper vite, fort et efficacement, un peu à l'image d'une action de l'ETA, il n'est pas là pour faire des prisonniers. L'intensité de leur musique n'est pas sans rappeler la radicalité du Black suédois (Marduk ou Dark Funeral en tête). Cette dernière ne baisse qu'en de brefs moments pendant près de 43 minutes, les temps de répits laissées à l'auditeur sont rares. Le côté épique côtoie sans cesse l'aspect brutal chez les basques, qui revendiquent haut et fort l’héritage de leur terre riche en folklore.

 

Avec ses arpèges de guitare acoustique et son texte récité et non chanté, "Itzaltzuko Bardoari", placé en fin de disque, un peu comme un cheveu sur la soupe, car il n'y a, tout au long de l'album, aucun élément laissant entrevoir la présence de ce titre. Il aurait pu figurer par exemple sur Kveldssanger de Ulver si ces derniers avait été originaires de Bilbao et non d'Olso.

photo de Xuaterc
le 09/01/2020

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