Ohhms - The Fool

Ohhms - "The Fool"
chronique Ohhms - The Fool

Après un Cold remarqué sorti en 2015, et une forte activité scénique, Ohhms est de retour avec The Fool. Le quatuor britannique pratique toujours un Doom d'obédience plutôt classique, heavy et mélodique, mais a nettement affiné sa personnalité et son style par rapport à son album précédent.

 

Pas de grosses surprises à l'écoute de ces cinq long titres (je ne compte pas l'intro acoustique), qui tapent entre 6'40 et 21'50, on est complètement dans les canons du genre. Plutôt élève de l'école anglo-saxonne que de leur collègues finlandais, Ohhms délivre un Doom racé et classieux. Le son est gras comme un breakfast anglais, mais bien équilibré, on n'est pas non plus dans le Doom de hipsters élevés aux graines germées. Peu de chances de se perdre dans les structures, chaque titre est composé de quelques riffs, biens trouvés, répétés et répétés pour l'aspect massif. Au chant, Paul Waller assure le job plus que convenablement, puissant et mélodique, délicieusement éraillée. Il n'y a pas grand-chose à jeter dans cette leçon de maîtrise,Ohhms arrive à maturation, parvenant à insuffler sa propre vista à une musique somme toute classique, même si difficilement qualifiable dans la grande famille des sectateurs du Riff Pachydermique. Même lorsqu’il se frotte à l’exercice risqué de la ballade sur "The Lovers", il s’en sort avec les honneurs. Pourtant avec ses "Ahoo", son chant féminin et la voix masculine presque méconnaissable, on est à deux doigts du cassage de gueule. Les mélodies sont très radiophoniques, presque mainstream, mais avec ses 8’04, ce n’est pas demain qu’on pourra l’entendre sur RTL2. Et c’est peut-être tant mieux.

photo de Xuaterc
le 10/04/2017

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