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Omb - "SwineSong"

Omb - "SwineSong"
chronique Omb - SwineSong
7,5/10 0

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CD album CD album (49:21)

 

Style musical : 

Extrême Heavy Prog

 

Année : 

2013

 

Tracklist :

01. Milosh Had Seen Better Days
02. These Walls...
03. An Ordinary Caveman Sings Ode to Obsession
04. Mother Gazelle Father Horse
05. Someday My Prince Will Come
06. A Smaller Dose of Tyranny
07. Undergrowth
08. Oh Mrs. Wade! You Shouldn't Have!
09. Better Days Indeed
10. The Cricket's Broken Violin

 

Label : 

Ward 7

 

Lieu d'enregistrement : 

Yuval Kramer Studio

groupe Omb
Omb

Chroniques :

SwineSong (2013)
Dans le même style :
Protest The Hero - Volition

C’était en tout début d’année. J'étais tombé « par hasard » sur l’une des toutes meilleures surprises de 2016: Maestro, le 3e album des Israéliens de Winterhorde. Une magnifique pièce de Metal extrême progressif, à la fois exigeante, puissante et accrocheuse. De la pure bombasse qui fait loler même quand t’as trop le seum, me dit Kilian, qui a grave kiffé lui aussi. Du coup c’est plein d’a priori positifs que j'ai découvert, au hasard de mes pérégrinations bandcampiennes, le SwineSong d’OMB, formation israélienne elle aussi, mais plus versée dans le Metal prog extrême que dans le Metal extrême progressif, pour le coup.

 

‘voyez la différence? Un peu la même qu’entre Black/Death et Death/Black, ou entre schtroumpf vert et vert schtroumpf.

 

Ce que je veux dire par là c'est que, malgré quelques assauts menés chenilles aux pieds et tourelle aux aguets, OMB est du genre à laisser moins de poils sur le tapis, et moins de bouteilles brisées dans le bar. Les gus savent se servir du bon couteau avec le poisson, et comment faire un nœud de cravate. 'zavez compris: ils sont quand même plus Prog que Groââr Metal, avec ce que cela sous-entend de belles dentelles, d’élégance structurelle et de précision technique. Ainsi SwinSong – leur premier album, qu’on croirait que c’est leur 8e vu la qualité et la fignolitude de la chose – est une longue histoire (une cinquantaine de minutes) filée au cours de 10 titres s’enchaînant sans temps mort, dans un registre qui pourra plaire aux amateurs d’Into Eternity, de Winterhorde ou encore d’Unexpect (surtout!), pour peu que ceux-ci acceptent de mettre un peu d’eau progressive dans leur vin brutal.

 

Sur le papier, il y a matière à saliver abondamment. Car les compositions d'OMB sont aussi joliment alambiquées qu’elles sont adroitement arrangées. La maîtrise technique est totale, la diversité instrumentale est de mise (piano, cordes, cuivres, accordéons & co sont loin de faire de la figuration), et l’éventail vocal est plus que largement ouvert (tirades dandy, envolées Heavy Prog, interventions féminines, growls, shrieks et polyphonies de cour des miracles décadente). Par ailleurs le son est excellent, ce qu’un mastering effectué aux Fascination Street Studios par Jens Borgen (Opeth, Katatonia, Soilwork, Ihsahn) ne peut qu’accentuer. D’ailleurs cette qualité, cette diversité vocale, ce mariage 80% Prog / 20% extrême – plus une petite touche orientale sur « An Ordinary Caveman Sings Ode to Obsession » – font parfois également penser aux Australiens de BaK.

 

Mais il y a un « mais ». Petit, mais quand même. Car OMB se perd souvent dans les méandres de ses morceaux, laissant l’auditeur trébucher sur de trop nombreux breaks, changements de braquet et moments d’attente insatisfaite. Et amateur de Prog ou non, le fan a besoin de ces accroches, de ces mélodies récurrentes, de ces points d’ancrage qui font la différence entre les albums "collection de morceaux qui butent" et ces longs et élégants rubans de soie qui finissent par nous glisser entre les doigts à force d'hermétisme excessif. Oh l’opus nous réserve de très beaux moments (tiens: le superbe final – vers 5:50 – de « Someday My Prince Will Come », quand une trompette mène la danse aux côtés du chant, sur un tapis rythmique extrême groovy), mais trop souvent noyés dans le flot généreux d'une musique bavarde. Et un léger excès de voix bobo chevrotante, de sanglots gothiques étranglés et autres maniérismes précieux en ajoute encore une couche dans ce léger mouvement de recul que l’on se surprend à faire au moment de jauger la chose dans sa globalité.

 

Ainsi toi le barbare, qui de temps à autres ne dédaigne pas une coupe de champagne à l’opéra, après avoir pulvérisé colonnes vertébrales et fémurs sur le champ de bataille, il y a un risque non nul que SwineSong soit trop guindé pour assouvir ta soif de puissance élégante. D’autant que ces minets à jabots t’ont toujours escagassé. Par contre toi le fan de ronds de jambes experts et de joaillerie fine, qui a découvert avec Opeth et ses copains que les bijoux pouvaient être tout aussi élégamment portés par-dessus une armure que sur une tenue de soirée, si tu ne réponds pas à l’invitation d’OMB, tu risques fort de manquer un super coup, voire même le big love de ta life. Alors fonce fiston, fonce!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: SwineSong est une œuvre de Metal progressif tout en fresques grandioses et en décors alambiqués, qui n’hésite ni à faire régulièrement rugir les fauves du Metal extrême, ni à dériver vers de foisonnants moments de folie gothique décadente lorgnant vers Unexpect. Les ceusses intéressés par une version costard / cravate / petits fours d’Into Eternity ou Winterhorde devraient apprécier. Par contre gare aux excès de dandysme et de maniérisme théâtralisé.

photo de Cglaume
le 17/11/2016

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