Pauwels - Poena Cullei

Pauwels - "Poena Cullei"
chronique Pauwels - Poena Cullei

Damn it ! Damned ! Damnation ! J'ai failli. Je devais déjà chroniquer il y a quelques temps leur split avec les Uns, que j'ai écouté à l'époque et ma foi apprécié ! Mais entre temps, le temps, le temps... Un boulot, un bébé, ça, ça, ANITA !, le temps m'a manqué. Je ne me rattraperai pas si facilement mais me voilà à devoir-volontaire écrire sur leur petit dernier, sur le thème du parricide et d'un grand sac à sévices. Je vous laisse faire chauffer les moteurs de recherche pour savoir ce que c'est donc que ce fumeux Poena Cullei, vous verrez, c'est savoureux.

 

Au moins autant savoureux que les sévices que nous infligent les damnés Pauwels avec cette nouvelle sortie de haute voltige psychédélique.

Sans filet, car c'est un live. Oui, un nouveau disque avec des nouveaux morceaux enregistrés en concert.

Y faut quelques corones pour faire ça, déjà, rien que ça, j'admire, j'applaudis.

Mais le pire, c'est que ça ne se sent pas trop. Un peu mais justement tout est dans le « pas trop ». Ça joue, les enfants.

Ils se retrouvent à quatre au lieu de cinq, avec plus qu'une seule batterie. Comment, me direz-vous, plus qu'une seule batterie dans un groupe de rock, c'est un scandale !

Tu m'étonnes.

Jérémy s'en tire très bien tout seul, vous en faites pas pour lui, merci.

 

Là où aux premières écoutes on pourrait se demander comment se tirer d'un tel sac de nœuds à tendances sadomasochistes, j'affirme finalement que le tout s'écoute très bien... pour peu qu'on aime un peu souffrir, car les Pauwels ont clairement franchi une étape vers plus de bizarrerie, plus de folie, plus d'inconfort.

Cette fois, c'est bon, les Pauwels ont lâché les chiens, les coqs, les singes et les vipères.

 

Oh non ils ne se sont pas mis à faire du D-Beat, hein. Mais putain, ça racle, ça schlarque, ça se tord, on aimerait pas être dans ce sac-là, mais en fait, si. Instrumentale, la musique de Pauwels l'est toujours. Quoique... quoique j'entends des borborygmes de voix sous satu' par moments, ça me rappelle, tiens, quand j'avais 20 ans et un 4 pistes et que je faisais mumuse à faire peur, sauf que là c'est classe.

Merci les gars de me rappeler cette période torturée de ma vie inepte.

 

Y'a comme parfois quelque chose du Magma qui bouillonne, mais sans être trop pète-couilles intello de merde, oh non. Des sensations, et pas que du cerveau, loin de là. De l'audace, de la dissonance, du délire, la fièvre, mec, la fièvre.

 

Y zont dégainé les synthés, même! Si, si ! Mais pas pour rigoler, hein. Oui, bon, j'entends à un moment un chouïa de synthwave oh le gros mot au pet sous la couette, mais le fan de Depeche Mode qui sommeille d'un œil cupide en moi apprécie cet instant de relâchement romantique. Cette soi-disant facilité fait un bien fou au milieu de ces tortures (putain ce Blues malmené qu'ils font tourner avant ça, les salopards!).

Surtout que le son antique d'une Telecaster funeste résonne toujours aux détours de ces morceaux-aplats de nausées-volutions. Bah !

 

Une musique à vivre, une musique à frémir, un Rock instrumental qui se dépasse, avec le côté acariâtre de ceux qui n'ont plus rien à perdre. Les Pauwels me disaient n'en avoir plus rien à foutre, dans le bon sens du terme. Voyez ? Voyez pas ? C'est que vous n'êtes pas arrivés au bout du commencement du combat.

Peut-être devrais-je vous envier, mais en fait non.

Là se situe le nerf de la guerre. Tu fais de la musique ou t'en fais pas.

Jusqu'où peut t'amener l'abnégation ? Jusqu'où peut t'amener l'énergie ? C'est ta passion ou tu passes ton chemin ?

Fais un choix.

Les Pauwels l'ont fait, on dirait.

Mange-toi ça comme tu peux.

photo de El Gep
le 18/06/2019

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