Plague Mass - Living Among Meat Eaters

Chronique CD album (35:45)

chronique Plague Mass - Living Among Meat Eaters
A en voir les différentes informations pêchées difficilement sur le net, Il semblerait que nos compères Autrichiens de The Plague Mass n’aient pas eut un parcours de tout repos : première formation en 1999 sous le nom de Pledge Allegiance, qui splittera 5 ans et 2 albums plus tard. Peu de temps après, on prend les même et on recommence : 1ere démo en 2005 signée par Noise Appeal, puis les apparitions scéniques se multiplient tout comme les sorties d’album, puis perte de deux membres en route, recomposition du combo qui au passage se retrouve indépendant, et nous voici arrivé aux temps présents avec ce 11 titres, Living Among Meat Eaters, paru en 2008. Titre intriguant, mais si j’ai bien su lire à travers les lignes de leur page Myspace le combo serai Vegan, ceci expliquerai cela… Enfin bref.

A l’instar de leur parcours, leur musique n’est pas simple, ni monotone et encore moins apaisante. Le style auquel s’adonne ce combo est assez bâtard, puisque tout instrument et même le vocaliste piochent tour à tour dans une multitude de styles : Punk, Métal, Hardcore, ainsi que bon nombre de leur dérivés plus ou moins violents, et ceci de manière décalée : voix grave sur riffs punk Hardcore, et vice versa par exemple… Tout ceci nous donne un album aux sonorités très vastes et variées, chaque titre est assez imprévisible finalement, enfin on sait que ca va cogner mais reste à savoir si ca va être rapide, mélodique, dissonant, lourd ou plus volatile.

Techniquement les musiciens touchent bien leur bille, on a droit à de beaux riffs bien fagotés et compliqués, les parties semblent bien travaillés, avec une quantité de fioritures agréables à l’oreille, des instruments qui n’hésitent pas à se la jouer personnel pour faire monter la sauce, et le résultat est assez convaincant j’avoue. Le combo semble être à l’aise partout, que ce soit dans les parties groovy, les Mosh part, les sections déstructurées et rythmiques bancales aussi, le tout joué avec une énergie éloquente bien propulsée par le jeu bien calé des deux chanteurs. Avec deux timbres de voix différents et complémentaires (une voix écorchée et l’autre plus caverneuse), les deux voix jouent sur chaque morceau à se renvoyer la parole ou à nous lâcher quelques chœurs bien poussifs.

Du coup, mise à part sa qualité de production qui montre parfois quelques défauts, cette album se révèle être un concentré d’éclectisme et d’énergie furieuse. J’avoue que l’écoute des premiers titres ne fût pas très convaincante, mais une fois immergé dans l’ambiance tourmentée de Plague Mass, on prend gout à leur style assez remarquable par sa diversité. Puis on se rend compte qu’une certaine évolution se fait au fil de cet album, comme une pièce de théatre (l’album contient une ouverture et deux interludes très prenantes d’ailleurs), puisqu’on se rend compte que les titres les plus virulents se trouvent en début d’album, puis petit à petit on évolue vers des sensations plus mélancoliques, où la mélodie fait son apparition, les cris déchirés se muent en chants, et les instrumentaux s’adoucissent à leur tour. Les titres semblent être également choisis en fonction de cette probable évolution, voyez la liste ci-contre, mais une certaine mutation du personnage semble se faire. On finit cet album par une apothéose d’intensité, The Unruly Child se voit déchiré entre le chaos et la romance, un titre qui montre d’ailleurs complètement le potentiel du combo Autrichien ainsi que son aisance à marier différentes ambiances incongrues de manière éloquente et habile.
photo de Biflam
le 28/10/2009

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