Plebeian grandstand + Bone Dance + Divider - three way split

Plebeian grandstand + Bone Dance + Divider - "three way split"
chronique Plebeian grandstand + Bone Dance + Divider - three way split

Voilà un disque dont le promo (ainsi que le streaming via bandcamp) tourne depuis un petit bout de temps mais dont on n'a  toujours pas pu admirer l’étrange artwork sur le carton d’un vinyle. A défaut de combler l’impatience de certains, cette chronique aura donc au moins le mérite d’avoir été rédigée dans les temps.

 

Bone Dance, Divider et Plebeian Grandstand… Une chose est sûre dès l’annonce de l’association de malfaiteurs, c’est que cette dernière promet de faire mal, très mal. D’autant plus mal que les trois groupes ont tous laissé un souvenir assez récent de la puissance de feu dont ils étaient capables sur d’autres disques, assez mémorables.

 

Bone Dance ouvre donc le bal avec un titre ultra brutal. Toujours dans le sillage de Coalesce et de Burnt by the Sun (des débuts), les ricains nous servent une mixture ultra nerveuse, stridente, tumultueuse et chaotique. Même si j’avoue être moins friand de ce genre de déclaration de guerre sonique que par le passé, force est de reconnaître que Bone Dance excelle dans l’art (contradictoirement) subtil d’alterner folie totale, riffs dévastateurs, rythmiques pachydermiques et lynchage en règle. Le plus marrant dans l’histoire, c’est que le quintet nous cueille tout fatigués que nous sommes à la fin de Conniver avec un second morceau qui s’embourbe direct dans une mixture saturée et boueuse qui sème un vent gentiment malsain sur les intentions des gugusses. Sans compter la petite explosion de violence aveugle (obligatoire), ce second morceau nous prépare idéalement à la suite du menu.

 

Divider, clairement le groupe le moins dingue du split, mais aussi le plus old school avec ce hardcore moderne aux légers relents telluriques. Pas des plus originaux, les titres de Divider apportent quand même un bon gros lot de riffs qui flinguent et témoignent d’une sérieuse envie d’en découdre. En effet, ce n’est pas parce que le tempo perd 40 points qu’il n’y a plus de colère… Bien au contraire. Les accalmies sont aussi sombres que le cul d’un mammouth, les explosions sont frontales et le chanteur, toujours à fond. Au final, on ne peut que reconnaître que Divider fait un peu tâche au milieu des deux autres tribus de forcenés avec son style plus plan plan et un son un peu trop rough… Il n’en reste pas moins qu’ils pondent deux excellents titres qui jouent parfaitement leur rôle médiateur dans ce split.

 

La médiation, parlons en… La médiation directe de l’auditeur avec le diable. Ouais ! Depuis Celeste, on savait qu’il n’était pas nécessaire de se tartiner la gueule de peinture et de confiture de groseilles pour allier violence extrême et malaise extrême. On savait aussi qu’à ce petit jeu, les mecs de Plebeian Grandstand étaient à surveiller de très très près. Ce que moi je ne savais pas, c’est que ces derniers allaient exploser mes référentiels en la matière en deux petits titres comme papa dans maman. Je m’explique : l’explosion totale de violence hallucinée des toulousains a beau nous happer dès les premières secondes, on pige très vite que cette violence n’est qu’accessoire. Derrière elle rampe un mal sournois qui s’exprime d’autant plus clairement quand le quatuor lâche la bride. Ça dissone dans tous les sens, ça fait crisser les ongles sur le tableau, ça hurle, ça gémit, ça déclame des trucs pas chouettes à tout va… Bref, ça viole juste tellement les oreilles que je me demande si j’avais autant aimé écouter un truc aussi dégueulasse depuis Kiss It Goodbye. Tout comme les deux autres groupes, Plebeian enchaîne un titre assez violent avec une seconde compo mois nerveuse... Mais la comparaison s'arrête là. Là où les américains assombrissaient sensiblement le ton en ralentissant la cadence, les toulousains repeignent carrément tout au goudron. Au goudron bouillant. Toujours avec ce plaisir sadique on a juste l'impression de se faire maudire sur 20 générations à l'écoute des dernières minutes du disque... Et étrangement, on rempile.

 

Voilà donc un split littéralement monstrueux dont le seul défaut peut se résumer à une légère petite déception à la redécouverte des deux premiers groupes lors de la seconde écoute… Et encore, ça reste contextuel tout ça (et j'ai pas forcément envie de passer pour un vieux chauvin non plus)... Achetez moi ça vite fait, va !

photo de Swarm
le 10/01/2012

1 COMMENTAIRE

Pidji

Pidji le 10/01/2012 à 09:58:47

Il bute ce split !!!

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