Prime Sinister - The blackest movie : Mammoth extinction

Prime Sinister - "The blackest movie : Mammoth extinction"
chronique Prime Sinister - The blackest movie : Mammoth extinction

Il y a des albums plus faciles que d'autres à chroniquer, surtout quand on est un peu con, et qu'il faut déjà gérer la lecture du patronyme du groupe sans dire de connerie...

Voici donc le nouvel album de Prime sinister, (et non Price Minister comme je me suis longuement entêté à le dire ou l'écrire).

Cette question (de niveau CP) évacuée, on peut se concentrer sur la musique. Parce qu'il faut bien dire que ce n'est pas la pochette qui va nous faire perdre du temps.

Y'a bien moyen de faire une blague de merde (de niveau CP) sur l'extinction des mammouths provoquée par le rachat du groupe Auchan, mais ce serait vraiment lourd.

A peu près autant que les riffs du premier morceau.

Un GROS, très très GROS morceau, de 20 minutes qui met en bouillie le cerveau. Répétitif, bien chaud et stoner puissance 1000, il réserve évidemment des surprises.
Du Stoner qui garde sa simplicité mais dont le cheminement, la "progression" est pas mal inattendue...

Malheureusement, bien qu'"à part" (pour sa durée) dans cet album, ce morceau porte en lui les quelques défauts du groupe capable du meilleur comme du moins bon, mais ça j'y reviendrai dans quelques lignes.

Après avoir pas mal traîné en longueur, le groupe décide de conserver sa lourdeur, sa puissance, tout en appuyant sur l'accélérateur.

L'autre facette de Prime sinister se met en lumière : elle confirme ce talent de composition.
Le riffing est assez énorme, les soli passent bien, les structures sont cools, plutôt courtes et foutrement énergiques.

On dirait Motörhead dans une version plus bourrine, avec des relents de Samael ou Killing Joke (la reprise de "The wait" en fin d'album n'est pas un hasard).
C'est assez surprenant, relativement discret, bien digéré, plutôt improbable mais carrément original.
Le rock'n'roll marche très bien, avec des refrains qui transforment les morceaux en tube ("Blood red shoes", "Hellone").
 

Malheureusement, il y a une couille dans ce potage de whisky.
A chaque fois, le groupe tente de se renouveler. D'une piste à l'autre, on tombe sur des samples, ou sur un solo un peu différent, une structure décontenancante, des changements de rythme etc.
On a alors 11 pistes, 68 minutes de musique bien agréables...MAIS...un chant extrêmement limité.

Certes, quelques tentatives sont louables (notamment sur la question du rythme) mais la voix rauque(-ailleuse), grave et grasse sort des lignes pauvres, plates.
C'est extrêmement répétitif, il n'y a aucune modulation (excepté sur de courts moments) et sur 1h08  ça devient gavant. C'est dommage parce que ça plombe les morceaux à la longue. 
Les fans de l'organe de feu-Lemmy s'en foutront : il a chanté de la même manière pendant 40 ans sans perturber qui que ce soit. 
C'est sans doute pour cela que l'exigeant label de qualité Great Dane le présente à son catalogue sans trembler des genoux...

photo de Tookie
le 26/08/2016

1 COMMENTAIRE

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 26/08/2016 à 09:51:55

J'aime bcp les deux précédents, pas encore tenté celui-là...

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