Prime sinister - Wish me Hell

Chronique CD album (50:24)

chronique Prime sinister - Wish me Hell

Voici venir le second album de Prime Sinister, qui a bien évolué depuis leur origine, en effet ces trois gars étaient auparavant dans Undercover Slut, un groupe dont je recommande une oreille attentive aux mauvaises langues. Moins de folies glam/grunge/exhibitioniste/Fogielation, et plus de sérieux. Prime Sinister est, et je pèse mes mots, une machine de guerre musicale, un tank dont le seul et unique but est de tuer. Chaque mélodie qui ressort de cet opus, lente ou rapide, a pour but de vous inspirer un meurtre froid, propre, rapide, efficace, sans aucun état d'âme.

 

Cet opus suit une ligne rouge qui rend le son très homogène, mais aussi très rigide dans son exécution, d'où le côté martial des titres, qui fait énormément penser à Ministry pour le coup. Un morceau comme "Write" met tout de suite l'eau à la bouche avec ses riffs et ses voix acérés, venimeuses. Mais ce serait oublier que ces structures desservent un aspect rock'n roll puissant, qui fait penser aux accords simplistes et telluriques de Motörhead ou encore de The Ramones.

 

Ces gars ont la classe. Peut-être que ce n'est pas l'album qui casse tout, mais toujours est-il que chaque seconde passée à son écoute ne font absolument pas penser à un groupe amateur ou débutant. Je dirais même plus, on penserait à eux comme à une grosse production américaine. Et c'est aussi la grande classe que d'avoir choisi de reprendre "Money for nothing", le tube de Dire Straits, un des plus grands groupes de rock de tous les temps. La version metal, si elle est originale, ne s'en laisse pas moins écouter facilement.

 

Ce disque est mature, et qui plus est appuie toujours là où ça fait mal, avec patience et retenue. Le trio ne s'échignera pas à jouer ce qui est impossible à jouer, mais vise toujours l'efficacité. Et il en ressort des structures en béton armé où la double pédale mitraille à un mid tempo écrasant et jouissif. Ce savoir-faire peut les mener loin s'ils savent s'y tenir.

 

A l'écoute de ce très urbain Wish me hell, les morceaux nous balladent dans les bas fonds de Gotham city, l'adrénaline montante à chaque recoin de rue. On pourrait aussi parler dans le même délire du film Sin City, et pourquoi pas pour compléter, jouer à GTA 2 (oui parce que avant c'était mieux, et je vous emmerde), tout ça est sans doute causé par le grand renfort de samples dont le mot d'ordre est "glacez-moi cette atmosphère !". Bref, toujours cette même impression d'errer dans des rues glaciales et vides d'une grande ville moderne anonyme et dangeureuse.

 

La voix de Pills est en tout point remarquable, d'une linéarité impressionnante, avec un ton rocailleux mais toujours juste. Et son talent est d'autant plus grand lorsqu'il descend dans les tons graves, comme dans "Kaiser Kardinal". Ce genre de voix manque au metal, un véritable défi pour ceux qui tenteraient plus tard de l'imiter. Et je dis ça, malgré que l'infulence de Lemmy Kilmister et d'Al Jourgensen soit très présente (et lui aussi ne rend pas la vie facile à ses tribute bands !).

 

En somme, un album méritant car remarquablement travaillé, avec très peu de défauts si ce n'est un petit manque de prise de risque, mais je chipote là.

 

 

Achat ou pas achat ? Pas achat.

photo de Carcinos
le 08/02/2011

2 COMMENTAIRES

jpp

jpp le 10/02/2011 à 09:30:42

excellent album a ecouter sans moderation

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 03/11/2011 à 21:09:29

Il y a des groupes français qui ont tout pigé au gros son.
Excellent !!

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