Primordial - Gods to the Godless (Live at Bang Your Head Festival Germany 2015)

Primordial - "Gods to the Godless (Live at Bang Your Head Festival Germany 2015)"
chronique Primordial - Gods to the Godless (Live at Bang Your Head Festival Germany 2015)

J'avais déjà dit sur celui de Lofo que chroniquer des Lives me gonfle.

 

Mais comme :

- au Hellfest 2016, je bossais.

- Je ne les ai pas en vu en 2015 au Ragnard Rock Fest, le jeune festosh frenchouille qui sera catalogué à jamais, si en 2017, ils continuent à inviter des groupes de fa. Et qui blackliste direct quand on pose les questions qui fachent oh ! (Et ce sera bien fait pour leur mouille).

Alors, je pose une bafouille sur le Live des Irlandais, pas trop natio mais bien patrio.

La frontière est mince... Ils se réclament républicains d'entrée, tout de même. Histoire d'éviter ce que les mauvais esprits, comme moi, amalgament. Trop politiquement correct, je suis.

 

Leur dernier album m'avait un peu gonflé, peinant à retrouver la fibre d'antan. Pas grave, car sur Les Dieux pour ceux qui n'en ont pas, « Appel le Anga » et sa horde nous servent leurs tubes.

On pourra évidemment déplorer l'absence de tel ou tel morceau. C'est le lot de tout Live.

Aucune importance, l'essentiel est là. Enregistré au Bang Your Head de nos voisins teutons.

 

On commence par le titre qui donne son nom à la plaque et tiré de Spirit The World In Flame (2000). 16 ans déjà ; mais un morceau qui fera la transition entre l'ancien et le nouveau. Malins les Irlandais ! Sur les planches, le titre gagne un surcroît de puissance. Profitant d'un son ample et englobant l'oreille dans son ensemble.

S'en suivent, "Babel's Tower" et "Where Greater Man Have Fallen", seuls titres issus de leur dernière plaques et là oki ça passe super cream. Bon y'a aussi "Wield Lightning to Split the Sun", plus loin, mais là c'est anecdotique. Malgré son passage émotionnel en trémolos guitaresques.

 

Après cette agréable parenthèse, retournons à l’inratable. Issu de l'excellent Redemption at the Puritan's Hand," No Grave Deep Enough" est tendu comme la corde d'une baliste balançant du feu grégeois sur la Néra. Stannis a un petit pénis. Nemtheanga ne vole pas sa réputation incendiaire et le batteur récolte un 9 sur l’échelle de Richter. Quel furie se devait être dans la fosse...

Pour le chant, calmez-vous, ce sera un des rares coup d'éclat du monsieur.

 

Après, les gars se prennent pour Néron cramant Rome.

Même si, probablement, cet empereur romain, tout barré, ne fut pour rien dans le gigantesque incendie du 18 juillet 64. Soyons sérieux et réhabilitons un poil le pépère, qui était dingo selon les normes de l'époque (folie probablement inventée par ses détracteurs).

Car il se foutait de la guerre et avait fait assassiner sa daronne et d'autres. Poète, chanteur et pas plus meurtrier que la moyenne... Revenons à "As Rome Burns". Car, c'est la substantifique moelle du combo qui s'exprime. Qui ne connaît pas le groupe doit écouter ce titre, son intro monstrueuse, ses riffs envoûtants et son break démentiel, faisant monter l'adrénaline en des sommets vertigineux.

Toutefois, ici, le frontman n'est pas à la hauteur du titre studio, faisant son truc tranquillou, alors que le batteur est impérial et pas Commode, encore une fois. Un comble quand on connaît l'arrachage de voix qu'il se tape sur la galette.

Comment me faire débander direct donc.

"Bloodied Yet Unbowed", aussi puisé dans Redemption...

 

C'est chiant en fait...

Non ?

Le track by track.

Suis soûlé là.

 

Même si l'exercice est presque obligé pour un concert.

Oui, on peut encore employer ce mot, certes pas swag pour un doublon, mais tellement oldschool.

 

Pourtant, en guise de final, un autre chef d’œuvre, en théorie. Va-t-on assister à une résurrection vocale ?

 

Do You Know Who I Am ????

M'en fou man, braille comme tu sais le faire et ça ira.

Ne loupe pas le refrain, surtout, bordel de baltringue de bordel !!!

 

Et meeeerde !

 

...

 

Au final, on se retrouve avec un Live solide grâce au professionnalisme et au feeling à toute épreuve des zicos. La note finale les remercie. Cependant, j'aurai aimé que l'encapuchonné au mic, à la voix inimitable, mette du feu dans sa diatribe. Là, sérieux, ça manque de souffle.

Un prout de dragon alors qu'on était en droit d'attendre un napalmage de ch'veux.

 

La Khaleesi fait la gueule et La Montagne se marre.

photo de Crom-Cruach
le 09/12/2016

1 COMMENTAIRE

Xuaterc

Xuaterc le 09/12/2016 à 09:59:49

Pour avoir vu le groupe live plusieurs fois, je trouve ce live dans la logique: un groupe hyper solide qui balance un epic pagan metal du feu d'Ogmios, puissant, varié et visuel, avec un Nemtheanga qui mène la barque avec classe. mais sa forme et sa prestation conditionnent trop la qualité de la prestation du groupe, tant il attire toutes les lumières et les regards. Et là, présentement, il est bien fatigué (c'est quoi ces cris de pucelles sur Gods to the Godless?)

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