Process Of Guilt - FÆMIN

Chronique CD album (42:58)

chronique Process Of Guilt - FÆMIN

Voilà plusieurs semaines (presque mois) que je me suis éloigné du metal, au sens large. Parce que déjà je fais ce que je veux, vilain rageux ; et ça fait du bien de s’aérer les esgourdes avec autre chose, prendre du recul, tout ça…

Bref, toujours est-il que je ne pouvais pas rester sur la touche bien longtemps, au bout d’un moment la méchante petite voix dans ma tête devenait bien trop oppressante ! Alors vite, du gros riff ! J’ai la dalle et n’importe quelle tartine promotionnelle fera l’affaire ! Process Of Guilt ? La pochette ne me parle pas plus que ça, je lis en diagonale la petite bio qui va bien, les quelques mots clés de la première ligne « portuguese sludge monsters » et « Doom/Death » suffisent à m’accrocher, et ce n’est pas le moment de se poser plus de questions !

 

Alors allez-y les gars, on ne se connaît pas mais je compte sur vous pour étancher ma soif ! Il suffisait de demander : quelques secondes du premier morceau et me voilà complétement aspiré dans leur vortex… Je suis tombé sur un gros client !

L’ambiance se pose très rapidement : un riff lourd et lancinant s’installe, il tourne, il se répète, il ne lâchera rien… Plus il avance et plus il gagne en inertie, l’hypnose me gagne et c’est là que les mecs décident de balancer les pépites ! C’est un style dans lequel je manque cruellement de références, mais il me semble bien que c’est ça qu’on appel du drone.

Il ne faut pas plus de 5minutes au groupe pour m’accrocher le cerveau, le tempo s’accélère et je perds pied. Leurs riffs m’enveloppent, et ce n’est que le premier morceau. 

 

L’atmosphère reste pesante, sombre et envoutante, ces gars ont l’art de faire monter le trip en douceur. Le batteur s’écrase sur le fond du temps, il tire constamment le tempo vers l’arrière, et même lorsqu’il se rapproche un peu plus du mid-tempo on a juste l’impression d’essayer de courir sur du caoutchouc… C’est d’ailleurs une fois que tu galère dans la mélasse qu’ils en profitent pour triturer ton petit cerveau à base de lignes de gratte tortueuses et d’arpèges stridentes.

On patauge dans leur vase, ce sont eux qui fixent les règles et jaques a dit : « je pisse sur ta réalité » ; à tel point qu’ils nous balancent sur « Cleanse » le même riff d’intro que sur le premier morceau ! Oui, celui-là même qui t’as fait sombrer quelques minutes avant. Il est évidemment traité différemment, ce titre est sûrement le plus aérien de l’album : il fait la part belle à la basse, les arpèges de grattes continue de nous faire vriller mais on arrive enfin à entendre du silence…

 

Les morceaux durent entre 6 et 10 minutes, le tempo ne s’emballe quasiment jamais, mais on reste accroché sur toute la durée… Ce son de batterie bien cru, ce son de basse qui fait entrer les tripes en résonnances, cette voix graveleuse à la fois présente et lointaine, ces riffs…bordel ces riffs !

Faemin est le troisième jet de Process of Guilt, bien que ça ne soit à la base pas mon monde je retenterais volontiers l’expérience ! Je pense ne pas prendre trop de risques en conseillant la bête aux amateurs de Neurosis et affiliés…

photo de Domain-of-death
le 17/09/2013

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