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Pryapisme - "Diabolicus Felinae Pandemonium"

Pryapisme - "Diabolicus Felinae Pandemonium"
chronique Pryapisme - Diabolicus Felinae Pandemonium
7,666/10 0

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CD album CD album (56:42)

 

Style musical : 

Maelstrom Nawak Truc Chiptune-muche

 

Année : 

2017

 

Tracklist :

01. Un max de croco
02. La Boetie stochastic process
03. 100 % babines, pur molossoïde !
04. A la Zheuleuleu
05. Tau Ceti Central
06. Tête de museau dans le boudoir ( Intermezzo )
07. Myxomatosis against architektür vol IV
08. Carambolage fillette contre individu dragon non-décortiqué
09. C++
10. Totipotence d’un erg

 

Label : 

Apathia Records

 

Lieu d'enregistrement : 

Plimptphlymst Studio
Dans le même style :
Polkadot Cadaver - Sex Offender

Des semaines que je tournais autour, que je n’osais pas, que je m’en appliquais des couches multiples dans les oreilles pour être bien sûr que ça fasse effet – comme il était dûment indiqué sur l’ordonnance. Le tout incluant moult écoutes « en tâche de fond », histoire de s’en imprégner les strates cérébrales du dessous, vers l'Inconscient et au-delà, vieille technique cheyenne permettant, lors des écoutes attentives ultérieures, de voir au-delà du gros mille-feuille, de percevoir le Meta Plan conçu par le Grand Architecte. Sauf qu’à chaque fois qu’il était question de s’atteler à en écrire la chronique, reculades, excuses bidons:

      «  Euh... Le boss veut que je bosse le dernier Psykup d’abord »

      « Attends, j’ai pas encore bien saisi la logique de ce break Trance-Musette qui suit immédiatement le passage Grind créole 8bits… »

      « Dis, dans le titre qui cause de myxomatose, ‘y a quelqu’un qui interpelle un lapin. Tu crois que je dois y voir une menace larvée? »

 

Sauf qu'à un moment donné, il faut bien y aller, se jeter dans le vortex polychrome, s’abandonne dans le backroom zoofriendly…

 

Alors zou: On s’move le croupion et on s’active le crayon!

 

 

Vous l’aurez compris, après un nombre d’écoutes égal à une puissance n de ∏, je ne peux toujours pas prétendre comprendre parfaitement tout ce qui se passe sur Diabolicus Felinae Pandemonium. Car plus que jamais, cet album de Pryapisme s’impose comme l’équivalent musical de l’activité cérébrale d’un génie en surchauffe. Ou d’un dangereux maniaque. C’est intensif, accéléré, incessant. Ça bondit de manière quantique d’Alpha en Omega, en passant pas Tau (… c’est-y central, ça, dans l’alphabet grec?). Ça empile les couches comme un représentant de chez Pampers. Ça épuise comme un coït avec une trayeuse. Ça stimule, ça comble, ça trouble, ça vous perd, ça vous titille et vous taquine comme les petits bonshommes verts de Martiens Go Home. On s’y sent aussi enivré et déboussolé qu’au moment de déguster le bol d’yeux de gnou préparé par votre future belle-mère tadjik, avec les 15 verres de vodka syndicaux dans le nez…

 

Bref: ça va bien se passer, si si, même si au final ça peut faire un peu mal à la tête.

 

Toujours aussi à l’aise dans ce foutoir cosmopolite habité de fanfaronneries Chiptune, de blasteries Metôôl, de samples coquins, de Techno gaillarde, de piano virevoltant, de Disco rétro, d’orchestrations décalées (et puis on arrête là la liste des invités sinon on ne pourra jamais régler la note du mariage), les Clermontois affirment plus que jamais leur ambition de développer la scène Nawak Metal jusque dans ses extrémités les plus synthéthystéro-progressives. Car Diabolicus Felinae Pandemonium c’est du Secret Chiefs 3 qui aurait troqué le narguilé pour les amphèt’, et le Petit Livre du Bonheur du Dalaï Lama pour un abonnement à Canard PC. C’est un mémoire de Doctorat en Musicologie féline option Gameboy. C’est l’extrémité du spectre Nawak située à l’opposée d’Ultra Vomit. C’est de l’expérience musicale augmentée vécue casque MP3 de réalité virtuelle vissé sur les oreilles.

 

Là, forcément, vous vous rendez compte que c'est plus facile pour ma pomme de parler de cet album via des métaphores lourdingues que d’en faire l’analyse systématique du mec qu’a tout compris. Parce que je n’ai pas tout compris, justement. Loin de là. Un peu comme d’hab’ me direz-vous. Mais plus encore, ai-je l’impression.

 

Quoiqu’un « Carambolage fillette contre individu dragon non-décortiqué » soit exactement ce genre de mélange idéal Chiptune / Hardtek / Nawak Spruancien / Electro-Black Metal qui nous fait bicher depuis toujours. Farfelu, surexcité, dynamique, ce titre me fait mentir: on y voit clair et on s’y éclate comme un Bézu pris dans la fièvre de la queue-leu-leu. En même temps la chose ne dure que 2 minutes 13… Mais je m’arrête sur ce mini-skeud alors que « A la Zheuleuleu » et « Tau Ceti Central » sont tout aussi jouissifs alors que bien plus longs et plus ambitieux… Et que dire de la délicieuse coulée rythmiquement sexy  de « 100 % babines, pur molossoïde! » alors! Et le passage où… Mais bref, vous avez saisi l’idée. Par contre c’est vrai que ce geyser multicolore – qui charrie fréquemment de purs instants de bonheur – fait bosser dur les mirettes et les cagettes à miel. J’avoue que j’en chie pour faire intellectuellement le tour d’un  « C++ » (réponse au Java-addict Rémi Gallego?), du longuissime «Totipotence d’un erg », ou de l’épileptique « Tête de museau dans le boudoir ( Intermezzo ) ».

 

... Ce qui n’empêche pas – et c’est là qu’c’est fort Hector! – de prendre globalement un gros panard.

 

Même déboussolé – notamment quand le maelstrom est au comble du bouillonnement –, on ne peut qu’être impressionné par la rigueur, la démesure et la minutie démoniaques de ce déluge multi-stylistique, multi-instrumental, multitietgrosminet. D’autant que, toujours aussi modeste et déconnant, le groupe n’est pas avare en moments clin-de-l’œil-tape-dans-le-dos qui permettent de désamorcer cette stupeur bien trop révérencieuse dans laquelle l’auditeur risque forcément de tomber. Alors certes, la partie n'est pas gagnée d’avance, il faut persévérer, mais soyez-en sûrs: le Boule à Facettes de Lucifer brille de 1000 feux au bout de ce tunnel épileptique!

 

PS: je ne vais pas vous faire le copier-coller de la mort qui serait nécessaire, mais croyez-moi sur parole: Pryapisme mérite définitivement l’Oscar de la feuille promo la plus génialement débilos de la planète Cat Metal!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: Level up! Après avoir battu le boss de la fin de Hyperblast Super-Collider, Pryapisme arrive au 3e niveau, celui de Diabolicus Felinae Pandemonium. Et la difficulté monte logiquement d’un cran. Alors OK, il faut s’accrocher pour ne pas se faire submerger par ces salves incessantes d’informations bigarrées… Mais comme d’hab’, au final l’expérience est source d’un max de fun et de frissons. Et puis rassurez-vous: l'album est fourni avec un cheat mode procurant vies et munitions infinies!

 

photo de Cglaume
le 09/03/2017

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