Qip - On Ephemeral Substrates

Qip - "On Ephemeral Substrates"
chronique Qip - On Ephemeral Substrates

qip est l'un des nombreux avatars de la très prolifique scène extrême polonaise. On dirait que des décennies de soviétisme forcé ont formé un terreau propice à l' éclosion de formations énervées. Actif depuis 2013, le projet repose entièrement sur un musicien qui a quitté sa Pologne natale pour s'installer à Belfast. Ancien guitariste chez Sirrah, il aura mis près de 20 ans depuis les dernières nouvelles de son précédent groupe à de nouveau se manifester musicalement. Il a abandonné le gothique de ses débuts pour adopter un style plus viril et costaud. Plus d'un an après sa sortie originelle au format digital, en indépendant, Arachnophobia Records s'est penché sur le dossier et s'est chagé d'une sortie en CD l'an dernier.

 

On Ephemeral Substrates s'ouvre sur un bruitage à la Pink Floyd, planant et maritime avant qu'un beat indus s'installe. Sur cette base viennent se poser des vocaux graves, patauds comme un ours de bât slovène sur un dancefloor, avec un côté guttural forcé. Jusqu'à l'arrivée des guitares en milieu de titre, le mélange entre électronique et voix de basse n'est pas des plus réussi. Heureusement que la suite l'est plus. qip convoque les esprits tutélaires de Godlesh, V:28 ou encore Red Harvest, pour proposer un mélange plutôt rare de Melodeath / Indus.

 

Entre ambiances post apocalyptiques et rythmiques guerrières, la musique de qip est riches en atmosphères. Le songwriting a été particulièrement soigné, pour proposer un album compacte, aux structures variées au sein de morceaux plutôt longs. Cependant aucun titre ne sort du lot, et passée la mauvaise impression du premier, l'écoute de On Ephemeral Substrates se fait sans heurt. Les quelques samples dialogues de film (?) ajoute un côté conspirationniste à l’ensemble, rapprochant du coup l’artiste des travaux de James Fogarty.

photo de Xuaterc
le 27/03/2017

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