Quentin Sauvé - Whatever it takes

Quentin Sauvé - "Whatever it takes"
chronique Quentin Sauvé - Whatever it takes

Quentin Sauvé est le genre de type à te refiler des complexes. "Gamin" du tout début des nineties, il en a sûrement fait et vu plus que beaucoup d'autres trentenaires...tout du moins, dans le monde de la musique.

On ne va pas refaire le CV ou le dossier de presse du bonhomme mais il a trempé dans As we draw, Calvaiire, The brutal deceiver, Throw me off the bridge...et actuellement avec Birds in Row.
Le patronyme Sauvé fait beaucoup de bien à nos musiques énervées (mais pas que) puisqu'Amaury Sauvé est le producteur d'une blindée d'albums qui tuent...et accessoirement de celui de son frère. 
L'obligation biographique et contextuelle évacuée, on peut se pencher sur cet album...acoustique.

 

La frontière entre les styles électriques voire vénères avec la folk est très friable pour bien des musiciens et auditeurs. Quentin Sauvé a donc passé le pas comme d'autres avant lui...avec un certain succès.
En ne souhaitant pas se transformer en Rémi Bricka de l'indie-folk, le jeune homme limite donc cet album à (presque) deux instruments : sa guitare et sa voix.
Cette contrainte matérielle engage donc des limites artistiques sans entamer celles de l'émotion.

Parce que oui, c'est un album pour fragile. La mise à nu y est totale, constante, et son expression est l'extrême opposé de ce à quoi nous avait habitué le bonhomme dans ses autres projets musicaux hurlants.
Et tant mieux.

En bâtissant ses morceaux sur quelques arpèges, agrémentés, sur trois titres, par un instrument supplémentaire (percus, piano ou trompette/bugle), l'interprétation de Quentin se fait tout en douceur, en délicatesse. 
À la fois reposant et teinté d'une certaine mélancolie, "Whatever it takes" n'est pas marquant pour son originalité mais plutôt sa sincérité et sa justesse.
Portés par des mélodies qui s'impriment sans entêter, ces neuf morceaux parviennent à affirmer leurs différences grâce aux ambiances, aux montées quasi-post-rock (portées par la production ou aux instruments invités) et les sujets abordés dans les paroles. Cela n'empêche pas ce disque de dégager une cohérence musicale et générale qui tient durant la demi-heure de ce disque fait avec coeur et talent.


NB : La pochette est signée Romain Barbot dont j'adore le travail. L'occasion est donc trop belle pour ne pas t'inviter à visiter son site http://www.iamsailor.com/ 

photo de Tookie
le 06/04/2019

2 COMMENTAIRES

Vincent Bouvier

Vincent Bouvier le 06/04/2019 à 21:29:32

"It's a deeead end..." Ça reste un peu en tête quand même, nan?

el gep

el gep le 06/04/2019 à 22:53:43

Il y a une corde de pendu cachée dans cette pochette. Ça doit être bien!
Faut que j'écoute.

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