Raein/Lhasa/Daitro - The Harsh Words As The Sun - Split

Raein/Lhasa/Daitro - "The Harsh Words As The Sun - Split"
chronique Raein/Lhasa/Daitro - The Harsh Words As The Sun - Split
Courte introduction sur les groupes et le cd. Raein est un groupe Italien, Lhasa Japonais et Daitro Français. Ce cd est un album de screamo et même de screamo international. Débutons.
The Harsh Words As The Sun est tout simplement le split de l'année 2004, une véritable de bombe en matière de screamo avec tout simplement : Raein, les Italiens ne sont plus à présenter tant ils sont reconnus dans ce qu'ils font, les jeunes espoirs français de Daitro et les moins connus voir inconnus japonais de Lhasa.
8 chansons et pas moins de 50 minutes de parfait mélange entre mélancolie, rage, joie de vivre, tristesse et toutes les émotions propre à ce genre. Je vous conseille vivement cet album avec un magnifique artwork, album sorti chez Oto Records, vous pouvez le trouver dans une bonne distro pour 8 EUR. Comme beaucoup de cd's me direz-vous, bien entendu mais c'est toujours bon de le rappeller surtout quand la qualité est au rendez-vous.
Attaquons la galette. Le cd se découpe de manière suivante, deux premières chansons de Raein " parte 1 " et " parte 2 ", trois chansons de Lhasa (les moins connus et pourtant très mis en avant sur le cd puisque sur 50 min ils en mange 29/30) " mother earth falling skies " " fallen grace " et " bogged horizon " puis pour finir trois chansons de Daitro " rednum Jr ", " la rock = bateau ivre " et le bout de mes lèvres ".
Raein.
Deux chansons et pas du tout les même que sur le split duo avec Daitro, ces deux chansons sont celles d'un des groupes must en matière de screamo, Raein. Des riffs, un chant crié, de l'intensité puis des passages planants. Il y a presque toujours cette alternance dans le screamo, Raein sait transiter à la perfection. Les riffs... Grrrr splendide. Pour moi ce sont ces riffs qui accentue les émotions. La chanson parte 1 après une intro démarre directement et s'enchaîne à la perfection durant 2min56.
Parte 2 tout aussi bonne, met 1min 25 à démarrer mais pour laisser place à un déluge de notes fabuleuses, un refrain qui vous fait voyager. Puis c'est déjà fini, c'était beau. On continue.
Lhasa.
Trois chansons et un registre différent. Quelques personnes avec qui je parle ont du mal avec ce groupe, pourquoi ? La voix... Moi ce groupe je le trouve fabuleux et le chant y est pour quelque chose. Ca commence. 6 coups de charley pour introduire 10 min de lourdeur. Le riff de départ me scotche, l'ambiance aussi. Puis...
Crack !! Le chant !! Ho !! C'est quoi ce chant, c'est fou !! Nos amis japonais ne cesseront jamais leurs délires. Un chant caverneux, doomeux et crié, ultra-ultra-aigue comme infra-infra-grave. J'en suis retourné, à peine 1min50 et ce chant résonne dans ma tête, un chanteur à l'âme emprisonné, les mains sur les tempes qui crit son dédespoir à l'arrachée. 2min et le premier calme, gros calme, avec une voix murmurée à la Père Fouras Staïle. On attend, on s'attend au chaos proche... et...
Paf. Un " AAAAAAAAAAAAAH " pour repartir sur le même rythme et le même refrain chaotique, totalement désespéré et dérangé. Ah, si on tend l'oreille on entend un joli son de basse, pas pour me déplaire. 4min, puis à nouveau un calme à perte de vue et des gémissements. Presque trois minutes de transition pour repartir sur une sorte de libération du chanteur, qui nous largue ces cris toujours plus groaaaaaAAAA tRRRHR à la face tandis que les musiciens s'enflamment et lâche tout. C'est fini. Quoi ??? C'était que la première chanson ? OUCH.
On continue avec un titre résolument plus court, bien que tout de même 4min30. Après un larsen et un roulement de caisse claire, on repart. Un univers différent, plus rapide mais un chant identique. Un blast ? How ! Un blast de quelques secondes mais tout de même c'est à signaler, je ne m'y attendais pas. Ayé le refrain ! 2min46 et le refrain qui sonne... marrant, oui. Comment dire... la musique est excellente, le chant aussi mais c'est drôle ! Chanter mélodiquement avec une voix telle, c'est carrément du jamais vu. On dirait un homo sapien coincé au fin fond des grottes de Lascaux qui dirait à sa douce qu'il l'aime en chantant. C'est drôle mais ca le fait.
Troisième pavé et pas des moindre puisqu'il fait 14min30. Aïe. Premier riff. C'est beau. Coup de coeur encore. Plus de 2min30 planantes, un peu comme Envy sait le faire, un passage calme avec le chant en fond sonore (pas de cri, exceptionnel !), puis changement de riff, c'est toujours calme et le chanteur chante, doucement, mais il chante ! Je commence à me poser des questions, voilà plus de 5 min qu'il n'y pas de cris, de saturation et pas de cymbales qui volent... il n'aura pas fallu attendre plus longtemps, 5min30 et le monstre sort de sa caverne ! On y est, même façon de chanter, même musique, ca sonne, c'est bon. 7 min, un passage fabuleux, le chant mis en avant, musique derrière, c'est beau et désespéré, quelle douleur, j'ai mal. 10min30 d'écoulée, plus que 4min, avec le riff splendide du début qui revient. Je verse ma larme et je cris en même temps, Aaaaaaaïïïeeee.
Que d'émotions mais il reste encore la jeunesse qui arrive.
Daitro.
Les Lyonnais nous offrent trois excellentes compositions, très screamo. Allant de la mélancolie au soulagement, j'ai une préfèrence pour la chanson " au bout de mes lèvres " , en tout cas, énorme prestation. Raein, fidèle à eux même, Lhasa la découverte nippone qui aura retenu toute mon attention, et nos frenchies de Daitro au mieux de leur jeune forme qui répond plus que présent. C'est époustouflant.
Je vous pousse à l'acheter si vous aimez les émotions fortes, foncez sans vous arrêtez. Milles Merci, bravo pour tout.
photo de Noisy
le 28/07/2005

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