Red Dead - Therapy of the evil

Red Dead - "Therapy of the evil"
chronique Red Dead - Therapy of the evil

"C'est celui qui conduit qui choisit la musique le temps de la route".

 

L'application de cette règle en vigueur dans mon couple depuis maintenant 7 ans a évidemment connu quelques transgressions.
"Trop violent", "trop bruyant", "trop ceci", "trop cela" : ces remarques accompagnées d'un froncement de sourcil et d'un air écoeuré me poussent moralement à passer quelques morceaux qui déplaisent vraiment à ma femme.
"Et dire que je bande sans cesse pour elle..." me dis-je en la regardant grimacer tristement, m'empêchant de profiter d'un shoot de death.
Jusqu'au jour où Red dead a atterri dans la voiture : 

 

-Oulala qu'est-ce que tu vas encore nous faire écouter ?
-Je dois le chroniquer, ça s'appelle Red dead.
-Et ils sont français ? 
-Ouais.
-Il peuvent pas prendre un nom français ?
-Ben, ils font ce qu'ils veulent.
-Ouais, c'est sûr. Ils sont du coin ? (ndr : Des Hauts-de-France)
-Non, de Bayonne.
-Ils doivent aimer le jambon...et...
 


Cette brillante plaisanterie que jalouse Jean Roucas m'a cependant mis en tête que le groupe aimait la charcuterie, qu'il se faisait des sandwiches de salami tartinés de saindoux avec deux tranches de lard à la place du pain...parce qu'on ne crée pas une musique aussi grassouillette en grignotant des branches de celeri.

Suffit d'aller au fin fond des années 90's avec l'inévitable et fameuse étiquette death-metal "old school" pour comprendre quelles sont les principales (et peu surprenantes) inspirations de Red Dead. Du Cannibal CorpseObituary, Death, Bolt-Thrower : de quoi en avoir plein les oreilles...et plein les mirettes ! Entre le logo du groupe et la pochette sanguignolante (également peu rassurante sur la précision de l'outillage du corps medical), on se fait vite une idée de ce que renferme le disque avant qu'il ne soit lu.

Alors, bon bah, pour la surprise...faudra la chercher ailleurs. Si ça fait vriller les tympans d'une fan de Radiohead tranquillement installée dans le siège passager de sa Citroën Cactus, ça va, au moins, chatouiller le fan du genre.
S'il n'émoustille pas au point de tâcher un slip DIM, Therapy of the Evil fait le job. C'est gras (j'l'ai déjà dit ça non ?), c'est lourd, c'est violent, c'est méchant, l'introduction nous entraîne directe dans un disque gore, mais ne surprend pas son monde.


Cette plongée dans une atmosphère assez dégueulasse et poisseuse durant près de 40 minutes est réussie, mais n'a pas le "petit truc" en plus. Surtout qu'il a un "petit truc" en moins : un son à l'ancienne qui n'aurait pas perdu en charme avec un peu de gonflette générale.
Red Dead est composé de musiciens qui maîtrisent très bien leur art, et si leurs intentions se limitent à faire comme leurs héros d'antan, c'est une mission accomplie...avec la désagréable impression qu'ils n'ont pas eu à forcer leur talent pour en arriver là.

photo de Tookie
le 16/01/2018

1 COMMENTAIRE

cglaume

cglaume le 16/01/2018 à 11:27:09

C'est décidé, moi aussi je vais inclure des vidéo Youtube de Francky Vincent dans mes chros de Djent proressivo-jazzy...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements