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Rejectionary Art - "Exocoetidae: Flying Fish"

Rejectionary Art - "Exocoetidae: Flying Fish"
chronique Rejectionary Art - Exocoetidae: Flying Fish
2/10 0

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CD album CD album (49:06)

 

Style musical : 

Enorme gâchis expérimental

 

Année : 

2013

 

Tracklist :

01. We The Artists
02. This Hollywood Town
03. Happiness Is Always Somewhere Else
04. Funkuggah
05. Childhood
06. Little Cry
07. Oh Life
08. Rapture
09. Rupture
10. The Scientist and The Machine

 

Label : 

Autoproduction

 

Lieu d'enregistrement : 

Kitchen Cupboard Studios
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Vous avez vu – "subi", même, peut-être – de pleins semi-remorques de « Epic Fail » sur le Net. Eh bien aujourd’hui CoreAndCo vous propose d’en écouter un. Il dure environ 49 minutes, s’étend tout au long de 10 titres, et a pour nom Exocoetidae: Flying Fish. C’est le 2e album des Américains de Rejectionary Art. Et nom de nom: on n’avait pas vu plantage aussi brutalement spectaculaire depuis la sortie de Vectorscan, l’également second album d’Amogh Symphony. Ou disons: depuis la sortie du Lulu, de qui-vous-savez. Voire depuis le Nafissatou Diallo de DSK (… mais peut-être m’embrouillé-je les pinceaux).

 

Rappel des faits: en 2012, Rejectionary Art sort Butterfly, premier album qui propose un mélange osé mais fertile de Djent et d’audace expérimentale multi-facettes. De la belle graine de formation passionnante, aussi créative que libre... Qu'on se disait alors. Limite avait-on envie d’en causer aux passants, de les présenter à nos parents, peut-être même de leur faire des enfants. Oh, on avait bien vu que, par moments, leur engin avait tendance à mordre un peu sur le bas-côté. Qu’un peu plus de mesure leur aurait évité certains dérapages pas toujours super bien contrôlés. Que les bons gros hors-sujets bien joufflus ne leur faisaient pas vraiment peur. Mais il y avait là tant de promesses, tellement de potentiel…

 

On y croyait crénom!

 

Et là… Bam: le facepalm de plusieurs mégatonnes!

 

Car le contenu d’Exocoetidae: Flying Fish est à l’unisson de sa pochette: confus, criard, fumeux, prétentieux, pénible… Le parfait exemple de l’album qui, consciemment ou non, fait rimer avant-gardisme avec snobisme. Comme ces toiles entièrement blanches vendues pour le prix d’une voiture de sport. Ou ces vastes assiettes presque vides contenant 3 radis, un peu de truffe râpée et du coulis de papaye, le « Collier d’Aphrodite » en question étant facturé 65 euros à la carte. Alors je suis certes très dur: il n’y a rien d’arrogant ou d’ouvertement méprisant dans l’approche que Rejectionary Art a de la musique. Sauf que l’impression de foutage de gueule total est bien là, elle.

 

Car ces 10 titres ne sont que dédain pour les notions de mélodies et de structures, je-m’en-foutisme dandy, renvois jazzy informes, collages arty vaporeux… Vous avez compris le message! Il reste de loin en loin quelques traces diffuses de riffs saccadés djentant vaguement dans le fond. Mais en dehors de ces rares fossiles témoignant d'un passé à présent révolu, le groupe s’est définitivement extirpé du carcan Metal pour errer de jams Jazz autistes en show country oldy (« This Hollywood Town »), de manifestations de joie-de-vivre mollement brésiliennes (« Little Cry ») en Nawakeries invertébrées (« Funkuggah »). Du lot on sauvera le début de « This Hollywood Town », qui donne l’impression d’écouter Dolly Parton à la fête du village de Nothing Gulch. Le somnolent « Childhood » également, qui câline dans le même registre cocoonesque que le « Mother » de l’album précédent. On est bien évidemment tenté de laisser également sa chance au « Little Cry » de la Playa, même si ces rayons de soleil latino éclairent un amas musical franchement informe. On arrachera enfin les quelques Doo-wop-bap et riffs émis sur « Oh Life » des gémonies auxquelles on vouera le reste de la galette.

 

Que dire d’autre? N’a-t-on pas déjà déversé assez de fiel? Ah si: quel gâchis! Quel putain de gâchis nom d'un chien! L’album précédent nous avait clairement montré que ce duo a un talent insolent. Espérons donc qu’ils arrêteront la drogue, ou qu’ils changeront de fournisseur! En attendant, on ne peut que constater que faire de son premier titre (« We The Artists ») un manifeste pour l’indépendance artistique alors que, dans le même temps, on pond un album aussi imbuvable, c’est clairement se tirer une balle dans le pied, et dans celui de sa cause!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: autant Butterfly, le premier album de Rejectionary Art, n’était qu’audace et plaisirs métalliques inédits-ou-presque, autant ce Exocoetidae: Flying Fish est le plus raté et horripilant des albums expérimentalo-mes-pompes qu’il m’ait été donné d’entendre ces derniers temps. Grooooooooooos gâchis…

photo de Cglaume
le 05/05/2017

Commentaires

pidji

pidji le 05/05/2017 à 10:15:22

haha tu es rarement aussi négatif, c'est que ça doit vraiment être mauvais !

cglaume

cglaume le 05/05/2017 à 10:19:02

Tu as le player pour te faire ton propre avis :)

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