Robot Orchestra - Disorder of Colours

Chronique CD album (34)

chronique Robot Orchestra - Disorder of Colours

Les mauvais coucheurs sont souvent des lève-tôt, de ceux qui parviennent à profiter de tous les recoins d’espace et choisir de prendre du temps libre pour… Le combler. Les mauvais coucheurs sont connus pour leur caractère fort, jusqu’auboutiste, persuadés que si on leur déconseille de suivre une voie, c’est qu’assurément c’est le chemin idéal. Les rochaliens sont de cette trempe.

 

C’est donc sur des rails forts encombrés que s’engage le duo guitare-batterie. Personne ne les a prévenus, ce n’est pas croyable. Parce que si les duos basse-batterie, pourtant si évidents, existent en portion congrue, la formule riff plaqué-martèlement sauvage, veuillez prendre en compte mon indisposition, on en a plein les esgourdes, là.  Marrant aussi de constater que chaque fois ce sont les boss d’un label, d’une asso, ici Brilliance Book, qui débauchent un cogneur, issu de Down to Earth dans le cas présent, pour fomenter leur raffut. Allez, je suis de bonne composition, je vous épargne la LONGUE liste de ces 5 dernières années.

 

Disorder of Colors souffre comme la plupart des duos évoqués d’un manque de profondeur, vous savez ce bourdonnement sourd qui enfin de compte donne l’apesanteur nécessaire pour vous scotcher. Oui, ça sert à ça aussi une basse ou une guitare Baryton. Ben oui pas de clavier et de pédalier adapté, non plus. Bon, dans la plupart des cas, ce manque de coffre est compensé par une énergie communicative et des riffs entêtants. C’est encore le cas ici. Ça et les mélodies. Un des points forts du disque et de pratiquer l’ouverture. Pas totalement Punkcore, pas seulement noisy, pas trop pop, criard mais sensible, Robot Orchestra choisit la rudesse dans ses compositions, la sécheresse aussi, pas la peine d’alourdir le propos. Le parti pris est intéressant parce que les 7 compositions existent pour elles, sans être noyées, diluées dans l’ensemble. Et clairement,  l’aspect pop évoqué  plus haut apparaît dans le songwriting, le mariage réussi des voix des protagonistes. Ces gens ont du métier pour sûr.  4 écoutes plus loin, toutes ces constructions s’affinent au point qu'on se demande à quoi ressembleraient les mêmes titres sous une autre formule. Une bonne chanson, souvent, reste une bonne chanson. Sans être révolutionnaire, le duo offre un agréable moment entre tension et mélodies éthérées « Continuum », « Rubicon ». En plus d’avoir du métier, ils ont du savoir-faire, n’est-ce pas le principal ?

photo de Eric D-Toorop
le 10/05/2011

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