Rosetta - Quintessential ephemera

Rosetta - "Quintessential ephemera"
chronique Rosetta - Quintessential ephemera

Rosetta est une frustration, un groupe que l'on voudrait adorer, aduler, à qui on souhaiterait pardonner toutes les excentricités, les faux-pas, les loupés.
Mais pour en arriver à ce stade, il aurait fallu que les américains nous mettent 2-3 raclées supplémentaires.

Après "The galilean satellites" et "Wake/lift", le groupe était en pleine bourre post-hardcore et avait les moyens de devenir le Cult of Luna américain.

Puis il y eut deux autres albums, deux EP, et des splits sans grand intérêt. On se perdait dans leurs univers, dans des titres sans passion, qui ne faisaient rien triquer, même sous viagra.

Alors quand sort "Quintessential ephemera", on n'en attend pas grand chose, si ce n'est l'écoute du râle d'une bande à l'agonie.

Une lente...et longue agonie de 52 minutes.

 

Mais non.

Avec "After the funeral", on assiste, on participe même indirectement, à une résurrection. Une renaissance douce, une guitare légère, et un couperet qui tombe sur "Untitled I".
Le groupe sait encore fait du post-hardcore, à sa manière, dans lequel, les échappées légères n'ont jamais été aussi bien gérées.

Avec un chant clair magnifique...et magnifié, on se prend à replonger dans un univers complexe, parfois trop touffu, dans lequel on se perd un peu, on s'ennuie aussi (il faut bien l'avouer) mais on y revit quelque chose. Et ça, avec Rosetta, on ne l'attendait plus.

La machine à images se remet en route grâce à une orchestre particulièrement bien inspiré qui se repose aussi sur des classiques du genre : la batterie est bien avancée, puissante, fine, clinquante, claquante.
Les guitares sont d'une lourdeur intense, colossale même, mais amènent parfaitement les parties plus aériennes.
Le piano, plutôt bien utilisé, vient apporter cette touche de douceur et de mélancolie, sans tomber dans le criard-pleurnichard. 
Quant aux mots, qu'ils soient gravement hurlés ou sortis dans la plus grande clarté, ils sont forts, ils font sens dans l'interprétation et complètent les ambiances créée par les musiciens.

Rosetta ne fait plus le Rosetta des débuts. Le groupe est de nouveau bien dans ses bottes, en ayant simplement retrouvé un chemin bien balisé, relativement connu des amoureux du style, mais il n'est plus à galérer pieds nus dans les orties comme sur les albums précédents. Le résultat de son orientation est un peu trop homogène dans l'opposition entre les passages lourds / légers, mais demeure presque toujours vibrant...

photo de Tookie
le 08/12/2016

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