Ruiner - Hell is empty

Chronique CD album

chronique Ruiner - Hell is empty
Enchainant depuis 4 ans un rythme de sortie d'albums aussi soutenu que celui servant pour leur compositions, Ruiner présentait son dernier album en date au mois de septembre dernier, intitulé « Hell Is Empty » levant le voile sur une nouvelle personnalité du combo de Pennsylvanie.

Toujours publié via le réseau de l'excellente maison Bridge Nine Records, ce « Hell Is Empty » est donc le 5e opus de Ruiner, et ce petit dernier apporte une nouvelle approche sur leur punk hardcore de la nouvelle école débordant d'énergie et de rythmiques fougueuses. Ce nouvel album dépeint une attitude complétement différente de ce que l'on a connu jusqu'à maintenant, les fans de I Heard These dudes are assholes seront certainement un brin dérouté en entendant cette nouvelle direction prise par le quintet : ne prenez pas peur, je vous le dit tout de suite, Ruiner n'a pas décidé de faire de pop rock ou de l'emo non non, le groupe reste fidèle à ses positions mais en se focalisant davantage sur certains aspects inhérents à leur style de composition.

Pourtant dès la lecture de "Hell Is Empty" engagée et le titre d'ouverture « I'm Out » parti, les changements ne semblent pas si flagrants, on reprend les américains où on les avait laissé : avec leur son énergique et lancée dans une course effrénée sans fin, joué avec cette touche de mélodie et d'énergie bien fidèle au groupe et cette voix écorchée toujours présente derrière le micro, pas de doute c'est bien de Ruiner dont il s'agit. Mais ensuite « Dead Weight » précise un peu la situation, avec sa rythmique mid tempo bien assise et variante, ses riffs plus mélodieux et surtout cette incrustée parmi ces dix titres émouvants et prenants aux tripes.

Le constat est donc le suivant : avec ce nouvel album le groupe s'est focalisé sur l'intensité de leur musique sans pour autant avoir recours aux rythmiques outrancière souvent utilisées dans ce style, un peu a la manière de Have Heart, Verse ou encore Meleeh : Un hardcore à fleur de peau, sombre et révolté à la fois, vous refilant en même temps un un mélange de sentiments assez paradoxal, à la croisée de l'affliction et d'une envie d'insurrection qui démange. Avec des titres de la trempe de "Part Two", "Committed" ou encore "Meat" ; c'est un Ruiner vigoureux qui s'exprime sur ces rythmiques cursives et engagées, tandis que sur des titres tels que "Part One", "Convenient Gods", ou "Loneliest of Heart" c'est ce fameux nouveau Ruiner qui s'exprime avec ses phases en arpege, ces intros basse/batterie éloquentes et ces constructions plus confuses mais dont l'intensité transmise est indiscutable.

Bref, un vrai bel album convaincant qui nous fait découvrir cette nouvelle phase insoupçonnée et inattendue de la part de ce jeune groupe qui nous fait savoir aussi l'ampleur du potentiel couvé par ces cinq bonhommes d'outre atlantique prêts à assumer la relève de groupes phares tel que Have Heart, partis trop tôt en laissant un vaste vide au sein de la scène hardcore contemporaine.
photo de Biflam
le 16/02/2010

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