Saint Vitus - Saint Vitus

Saint Vitus - "Saint Vitus"
chronique Saint Vitus - Saint Vitus

Sept ans après leur dernier album, Lillie: F-65 (2012), présenté alors comme l’album du comeback, Saint-Vitus revient avec un album éponyme sorti chez Season Of Mist. Un évènement en soi. On imagine bien le jus de fion sortir du slip des fans de la toute première heure, voyant la date du 17 mai 2019 se rapprocher à grand pas. Les parrains du Doom Metal ne vont pas les décevoir, alors même que des modifications sont intervenues dans le line-up. Le groupe voit ainsi le retour du chanteur originel, Scott Reagers, particulièrement mis en avant dans le mix final, sans doute un peu trop, tant la réverbe est par instants peu discrète ("Remains", "A Prelude to…"). Il remplace le génial Scott Wino Weinrich, qui avait rejoint la formation – une première depuis V ­(1989) – pour travailler sur la sortie de 2012. Wino a été confronté depuis à des chtis problèmes d’addiction à des substances illicites… L’année dernière, c’est au tour du bassiste Mark Adams de lâcher l’affaire, frappé de maladie. Son remplaçant, Pat Bruders (Down, ex-Crowbar), reprend avec brio le flambeau de ce membre fondateur. Le travail de mixage effectué par le producteur Tony Reed permet de dégager du résultat final des passages de basse tout bonnement excellents ("Bloodshed", "12 Years In The Tomb", "Wormhole"). La basse est clairement une des forces de cet album.

 

Saint-Vitus nous offre sinon un Doom en dehors du temps : c’est à la fois un compliment et un problème. En quelle année sommes-nous ? 1984 ? 1989 ? 1995 ? 2012 ? 2019 ? Le groupe se cristallise sur ses acquis avec des compos très classiques, nourries des riffs lourds et efficaces de Dave Chandler (« Hour Glass » ou « Last Breath » et sa première minute pénétrante).  La musique est parfois desservie par des paroles gentillettes qui sonnent un peu creux ("Remains"). J’ai apprécié les passages un peu plus nerveux proposés par endroits, avec des segments vocaux un peu plus gras, à l’exemple de l’excellent « 12 Years In The Tomb ». Pourtant Saint-Vitus ne se pétrifie pas complètement, il ne se muséifie pas totalement, et ce grâce à quelques points de novation musicale qui interviennent à trois moments distincts : une ballade doomesque, d’abord (« A Prelude to… »), un morceau-sample détonnant, ensuite (« City Park »), une outro délicieusement punk hardcore, enfin (« Useless »).

 

Le choix d’un nouvel album éponyme – après celui de 1984 – se justifie complètement.

Saint-Vitus fait du Saint-Vitus.

Saint-Vitus, c’est … Saint-Vitus.

Un patrimoine vivant et résurgent du Metal, tout simplement…

photo de Seisachtheion
le 05/06/2019

1 COMMENTAIRE

Dams

Dams le 07/06/2019 à 17:22:05

Yep, excellent retour, Scott Reagers fait un sacré taf sachant que le bougre était aux abonnés absents depuis un long moment... Des solos classes et des compos entêtantes ! Manque juste une prod plus puissante.

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