Samaël - Hegemony

Samaël - "Hegemony"
chronique Samaël - Hegemony

Samaël et moi, ça a toujours été une histoire d'amour depuis notre rencontre sur Rebellion. Comme tous les couples, il y a eu des moments difficiles; en l'occurrence, ce fut la période Nuclear Blast du groupe. Depuis, il a quitté la grosse machine allemande et rejoint Napalm Records. Autre changement, Mas, le bassiste de toujours a cédé sa place à Drop (Sybreed). Pendant quelques années, Samaël a écumé les scènes pour jouer en intégralité (concept très à la mode mais qui fait toujours plaisir au vieux metalleux nostalgique) Ceremony Of Opposites. Contre toute attente, "Black Supremacy" dévoilé quelques semaines avant la sortie de l'album avait chatouillé ma curiosité, mais je restais méfiant. Sans grande envie ni motivation, je lançais la lecture en streaming (pouah! mais pour Samaël je pouvais faire une exception). À ma grande surprise, Hegemony réussit à raviver la flamme oubliée de la passion.

 

Un mot sur la production, qui laisse sa place à tous les instruments, avec une BaR toujours aussi bien programmée et mise en son. Mais le tout est un peu trop propre, en particulier les guitares trop chaudes, et des claviers qui n'ont pas l'ampleur qu'ils pouvaient avoir sans les 90's. Tout sonne moderne et cohérent mais manque ce côté froid intersidéral que pouvait avoir Passage.

 

Oubliés les errements du passé post Reign Of Light, le groupe a pris le temps de peaufiner ce Hegemony alors qu'il avait plutôt tendance à enchaîner les sorties ces dernières années; et grand bien lui a pris. Il a laissé tomber cette fausse nostalgie qui virait à l'auto parodie sur Lux Mundi, cette violence de façade de Above.

 

La machine de guerre en terme de précision et de puissance, qu'elle n'a jamais cessé d'être en live, est enfin de retour sur disque. C'est clair dès le titre éponyme en ouverture, avec ses riffs d'artilleur, ses claviers grandiloquents et son refrain efficace, nous voilà rassuré. Suivent une séries de titres qui alternent entre diaboliquement tueurs ("Black Supremacy", "Angel Of Warth"...), qui sont en majorité, et plus classiques, mais dans la moyenne haute ("Samaël", "Dictate Of Transparency"...). C'est avec un immense plaisir que l'on retrouve un groupe qui a retrouvé la pleine maîtrise de son art. Il se dégage de nouveau de ce Hegemony une réelle noirceur, notamment grâce aux vocaux de Vorph, au somment de sa forme, et qui module à merveille, atteignant parfois des profondeurs petersteelienne ("Rite Of Renewal"). La reprise d"Helter Skelter" des Beatles est sympa mais plutôt anecdotique.

 

J'ai hâte d'entendre certains titres comme "Against All Enemies" sur scène avec le son live du groupe car je suis persuadé que cette production trop lisse fait perdre en impact certains riffs et certaines lignes de synthé. Mais...

 

Samaël is back!

 

photo de Xuaterc
le 24/11/2017

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 24/11/2017 à 09:54:35

Drop est chez Samael ? Merde, ça réduit d'autant plus la possibilité d'avoir un nouveau Sybreed un de ces jours :(

Xuaterc

Xuaterc le 24/11/2017 à 10:31:28

En même temps, vu le rôle de la basse dans Samaël... On dirait ...And Justice For All!
Plus je l'écoute, plus je suis convaincu, mais le son j'ai toujours du mal...

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