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Sarke - "Viige Urh"

Sarke - "Viige Urh"
chronique Sarke - Viige Urh
6,5/10 0

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CD album CD album (36:19)

 

Style musical : 

Black / Thrash 'n roll

 

Année : 

2017

 

Tracklist :

1. Viige Urh
2. Dagger Entombed
3. Age Of Sail
4. Upir
5. Jutul
6. Punishment To Confessions
7. Knifehall
8. Evolution And Fate

 

Label : 

Indie Recordings

groupe Sarke
Sarke

Chroniques :

Viige Urh (2017)
Dans le même style :
Ramming Speed - Doomed To Destroy, Destined To Die

Dans la seconde moitié des années 2000, la tendance dans le Nord scandinave était de revenir à un délire bien old-school en mélangeant la froideur du metal extrême avec une vibe directe typiquement rock'n roll, voire l'urgence héritée du punk. C'est ainsi qu'on avait vu Darkthrone sortir un The Cult Is Alive (2006) qui s'éloignait très fortement de son black originel. Et à croire que les acteurs de la scène norvégienne s'était tous concertés entre eux et s'étaient pris une murge tous ensemble afin de se mettre d'accord de tous s'en aller dans cette veine aussi rétrograde qu'épurée. En effet, la mode s'est enclenchée, avec un petit lot de side-projects prenant parfois pratiquement des airs de supergroupes. On a vu ainsi entre autres choses dans cette même période naître des I mené de fer de lance par Abbath (Immortal) accompagné de membres d'Enslaved et de Gorgoroth ou encore Chrome Division, petite aération de Shagrath lorsqu'il n'était pas occupé avec Dimmu Borgir, qui peut se targuer d'avoir chopé la plus grosse reconnaissance et popularité. Puis Sarke (Khold / Tulus) a fini également par se jeter la tête dedans avec ce groupe portant son propre pseudonyme, avec Nocturno Culto comme chanteur de luxe, le bougre ayant pas mal de trous à combler alors vu que son comparse Fenriz, plus pantouflard, refusait – ce qui est toujours le cas d'ailleurs – de donner des concerts avec Darkthrone. Excusez du peu... C'est ainsi que le projet qui deviendra par la suite un véritable groupe à part entière sort son premier opus, Vorunah (2009). Pas spécialement très convaincant d'ailleurs... Comme quoi, les réputations seules ne font pas tout.

 

Heureusement, Sarke finit vite par rattraper le tir, notamment grâce au petit troisième, Aruagint (2013) autrement plus solide et efficace, même s'il n'innove en rien son propos, se contentant de le maîtriser à un niveau supérieur. Et on en arrive aujourd'hui au cinquième, Viige Urh, sortant bien vite par rapport à Bogefod paru l'année dernière. Ce qui explique peut-être pourquoi ce dernier-né suscite plus l'indifférence qu'autre chose au travers du web spécialisé francophone. Bon, en même temps, il n'y a pas à leur en vouloir : les promos se bousculent au portillon – et dans le black, il y a des plus gros poissons sur cette même période – et il faut admettre qu'ils ne loupent pas grand-chose puisque Sarke ne nous offre rien de bien nouveau sous le soleil norvégien.

 

On se retrouve donc encore une fois confronté à cette même recette black/thrash'n roll plutôt bien ficelée et dosée, flattant l'auditeur de manière immédiate. D'autant plus que l'organe particulier de Nocturno Culto s'avère ici bien plus convaincant, bien que peu variable dans son registre, que les sales périodes de Darkthrone. Sarke sait varier ses cadences même si on le sent plus à l'aise sur les mid-tempos, majoritaires, même s'il lui arrive de faire preuve de plus de vélocité (« Knifehall », « Viige Urh ») ou de la plomber complètement de manière plus doom (« Punishment To Confessions »). De même qu'il lui arrive d'être véritablement catchy à la limite du single (« Dagger Entombed »). En cela, les partisans les plus monomaniaques du style y trouveront largement leur compte, d'autant plus que la mise en boîte est de qualité.

 

Les autres, en revanche, s'en lasseront aussi vite qu'ils avaient apprécié les premières écoutes. Car il s'avère très rapidement que Viige Urh se trouve plomber par son côté trop linéaire. Si l'on excepte « Jutul » qui contient la particularité d'intégrer une guest féminine – comme ça a déjà été le cas dans le précédent opus avec « Dawning », renforçant d'autant plus le caractère de redite de son petit frère – on a vite la mauvaise impression de tourner en rond et de n'avoir affaire qu'à un seul et même morceau qui s'étend sur une demi-heure et pas forcément du goût le plus inspiré (« Upir », dispensable). Ce qui laisse à penser que ce cinquième album tient plus de l'automatisme de composition tant l'ensemble manque d'un petit quelque chose de viscéral, plutôt qu'une véritable tentative de poser sa petite pierre à l'édifice.

photo de Margoth
le 07/12/2017

Commentaires

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 07/12/2017 à 19:41:05

Elle est classe cette pochette.

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