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Septic Flesh - "Codex Omega"

Septic Flesh - "Codex Omega"
chronique Septic Flesh - Codex Omega
8/10 0

écouter "Portrait Of A Headless Man"

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CD album CD album

 

Style musical : 

Death Orchestral Qui Tabasse

 

Année : 

2017

 

Tracklist :

1. Dante’s Inferno (5:34)
2. 3rd Testament (Codex Omega) (4:08)
3. Portrait of a Headless Man (5:00)
4. Martyr (5:07)
5. Enemy of Truth (4:55)
6. Dark Art (5:24)
7. Our Church, Below the Sea (3:59)
8. Faceless Queen (5:20)
9. The Gospels of Fear (3:41)
10. Trinity (4:07)

 

Label : 

Season Of Mist
Dans le même style :
The Rott Childs - Alleluia : A Brit Milah in G melodic minor

Après un Titan qui restait sur l'estomac comme une pizza merguez chorizo tartiflette 4 fromages aux fruits de mer, les Grecs n'avaient pas le droit à l'erreur.

 

Niveau zicos, on peut dire d'entrée que la formule gargantuesque habituelle change peu : l'orchestre FILMharmonic de Prague, trois sopranos, trois altos, trois ténors, trois bassistes différents dont Seth le Dragon, un nouveau batteur, Codex Omega pourrait être une nouvelle poussée de mégalomanie.

Oui et non en réalité.

 

Évidemment c'est toujours pompeux et gavé de cuivres, de cordes et de tout un tas de bazars non électriques dont le groupe a le secret. Mais dès le premier morceau, les instruments classiques se font particulièrement sinistres et vindicatifs, nous montrant ainsi que c'est fini de rigoler à l'apéro en buvant du rosé.

"Dante's Inferno" frappe fort en faisant de la guitare un monstre méchant aux crocs acérés. On la surprend à la voir se muer en arbalète à répétition criblant nos esgourdes de carreaux barbelés. Et quand la garce se fait acoustique, c'est pour mieux soutenir des chœurs de spectres féminins dignes d'un film gothique de Del Toro genre le Labyrinthe de Crimson Peak.

"3rd Testament (Codex Omega)" confirme le retour du riffing de charcutier. Excusez mais le Deah, orchestral ou pas, est basé en grande partie sur l'efficacité de gros riffs de porc.

Septic Flesh (ancienne écriture) revient donc en transgressant le mammouth. Le groupe se concentre de nouveau sur sa puissance de feu en rappelant que Communion n'est pas si loin dans le temps.

 

"Portrait Of A Headless Man" nous emmène alors dans un désert brûlant où les cuivres font souffler une tempête de sable nous mettant les os à nu. Simple, précis et monstrueusement puissant, ce morceau est à accroché au panthéon du groupe. Le duduk (sorte de flûte arménienne) constituant une plus-value non négligeable sur les premières et les dernières notes.

"Martyr" ne démérite pas mais sonne tout de même comme un paquet d'autres morceaux avant lui. Pourtant ce sont encore les guitares couplées à une basse énorme qui extraient le morceau du lot, d’une courte tête, toutefois.

"Enemy Of The Truth" et son break, digne de la charge d'une phalange hoplitique, se termine en une montée de chœurs assez fabuleuse. Des fulgurances vocales toujours judicieusement placées sur tout l'album. Cinq titres et déjà cinq gourmandises : Septic Flesh compose alors de bons morceaux à forts charisme et pas seulement de grosses machines techniquement irréprochables.

 

Oui bon, la pasta hollywoodienne parfois lourde du combo est imprimée sur toutes les plages mais chacune possède son intérêt propre.

La mélancolie de l'intro de "Dark Art" avec l'intervention de Sotiris (qui a la très bonne idée de se faire plutôt discret) et le parfum de tragédie grecque (forcément) qui va bien,

la lourdeur écrasante traversée d'accélérations sanglantes de "Our Church, Below The Sea",

"Faceless Queen", le superbe taf de Sotiris encore une fois et sa fin terrifiante,

la tension permanente de "The Gospels Of Fear"  avec son break presque tribal,

la douceur fugace de "Trinity"... tout concourt à faire de cette plaque une véritable résurrection.

 

Symphonie violente et bien troussée évoquant des images d'un autre âge, bataille de Qadesh, incendie de la bibliothèque d'Alexandrie, mort noire, tremblement de terre de Shaanxi, Codex Omega prouve que la horde hellène, dont je n'attendais plus grand chose, a encore les capacités de mettre en son la fin d'un monde, le notre, et la création d'un nouvel enfer.

photo de Crom-Cruach
le 05/09/2017

Commentaires

toukene

toukene le 05/09/2017 à 09:49:24

Très bon album encore une fois. Une esthétique musicale trop rare dans le death. C'est peut-être toujours la même chose, peut-être un peu moins bien que Communion et The Great Mass, mais inlassable.

Xuaterc

Xuaterc le 05/09/2017 à 11:09:02

Je trouvais qu'ils s'étaient un peu perdu sur le dernier album, mais là, pas grand chose à redire

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