Skeletonwitch - The Apothic Gloom

Skeletonwitch - "The Apothic Gloom"
chronique Skeletonwitch - The Apothic Gloom

Mettre la main et l'oreille sur la nouvelle livraison de Skeletonwitch, c’est un peu la même démarche et les mêmes attentes que réceptionner le nouveau Tankard, le Xième opus du Nième projet de Rogga Johansson, ou la dernière sensation du Troll’n’Beer Party Metal: on n’en attend ni nouveauté bluffante, ni changement de paradigme... Juste la dose habituelle/prévisible/jouissive de Metal vivifiant. Ni déception, ni révélation n’est censée poindre à l’horizon. On sait que l’on aura droit à la même popote que celle qui nous a été servie la dernière fois que l’on s’est arrêté en la même auberge, même si cela risque fort de signifier que rien ne distinguera cette nouvelle livraison des précédentes. D’ailleurs tiens, c’est vrai ça: seriez-vous seulement capables de désigner le meilleur album, ou même le meilleur titre de la discographie de ce genre de groupe de HomeSweetHome Metal?

 

Bref, l’arrivée de ce nouvel EP 4 titres des Américains nous a trouvés aussi raisonnablement enthousiastes qu’à l’idée de nous taper une grosse plâtrée de pâtes à la carbo’. Autrement dit sans production exagérée de salive, mais en provoquant tout de même quelques pourléchages mécaniques des babines…

 

Et comme d’hab’ Gab’, sans surprise on s’est à nouveau joyeusement empiffré à ce fastueux banquet proposant coulées mélodico-mélancoliques, charges joyeusement combatives, déflagrations blastées de Black mélo, passes d’armes Heavy/Thrash héroïques, basse rondelette et tonique, shrieks grésillants et vent frais dans les cheveux. Du solide, de l’éprouvé, du fédérateur, de l’entraînant, du motivant: dans le genre, Skeletonwitch sait carrément y faire. Par contre, malheureus[évid]e[m]ment, même reproche que pour le dernier album: si on s’éclate comme des petits fous dans ce grand bain de Trve Metal œcuménique et extrême, on ne garde au final pas beaucoup de ces souvenirs précis qui donnent envie d’en causer à votre copain Bob, histoire de lui demander si lui aussi a trippé sur le refrain de « Tous ensemble War brothers of steel! », ou s’il trouve également que Tu-la-crois-la-mosh-part-de-tueur-sur-« Speed Blood Fury »… Pourtant cette fois encore les Américains varient autant que faire se peut leurs ingrédients, usant de force trémolos et minutes additionnelles sur le premier et le dernier titre (… avec cette fois encore une petite touche à la Thy Serpent sur ce dernier), laissant plus de place à un sentiment d’urgence presque punky sur « Well of Despair », et jouant les vieux roublards du Rock’n’Roll sur « Black Waters ». Mais ces aménagements restent de la déco qui n’impacte que la forme. Sur le fond, on a juste l’impression d’entendre une courte compil’ mitonnée à partir des anciens opus du groupe.

 

... Ce qui, finalement, n'est pas si mal, me direz-vous.

 

Pour les petites infos à la marge, sachez que le chant est à présent assuré par Adam Clemans, dans un registre proche quoique légèrement moins « harpie » que celui de son prédécesseur… Rien qui soit de nature à perturber les plus pantouflards d’entre vous. Et du coup c’est à se demander pourquoi avoir mis « petites infos » au pluriel, vu qu’il n’y a guère plus à vous apprendre sur la nature de ces 4 titres. Sauf à dire qu’en cherchant bien, on pourra peut-être trouver cet opus un poil plus mélancolique que les précédents, et que de la 5e vitesse on est peut-être bien repassé en 4e. M’enfin ce serait vraiment histoire de dire…

 

The Apothic Gloom, c’est donc une fois de plus de la valeur sûre, façon satisfait-ou-remboursé. Comme pour les sorties précédentes de Skeletonwitch, vous envoyer une bonne rasade de ce Metal revigorant avant d’enfourcher votre fidèle destrier vous permettra de gagner les batailles prochaines à coups sûrs… Et ça marche également quand sonne l'heure de partir faire les courses à Prisu'. Alors Taïaut!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: avec The Apothic Gloom, Skeletonwitch nous propose un Nième manifeste de savoir-guerroyer Heavy/Black/Speed/Thrash aussi galvanisant que proposant peu de neuf par rapport à ses 5 opus précédents. Mais tout ce qu’on lui demande, après tout, c’est de nous donner du cœur au ventre avant d’aller tailler en pièces boucliers, heaumes et boites crâniennes... Et de ce point de vue, le contrat est largement rempli!

photo de Cglaume
le 15/12/2016

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