Small black - New chain

Small black - "New chain"
chronique Small black - New chain

Fruit d'une collaboration unissant Josh Kolenik et Ryan Heyner, chanteur et clavier, rejoints sur scène par deux complices, Small black pratique une sorte d'electro-shoegaze des plus enivrants, dont la teneur envoûte dès les premiers instants de "Camouflage", le premier titre, aux voix enjôleuses et entrelacs de sons bien sentis, dont émerge aussi des penchants 80's très appréciés.

Le charme opère de nouveau sur "Search party" et son rythme dansant, le clavier jouant des parties attrayantes, et le côté rêveur des compos ("Hydra") génère un effet psyché marqué qui ajoute à l'excellence de l'ensemble.

Les tempi et les climats sont variés, l'étayage musical également, agrémenté de pointes cold retenues ou de percus très présentes ("Photojournalist"), et l'album fait surgir le souvenir de plusieurs époques sans pour autant pouvoir être affilié de façon plus précise à, l'une d'entre elles.

 

Au contraire, il se veut novateur et délibérément actuel, probant jusque dans ses morceaux les plus courts (l'aérien "Goons" et ses plages dream-pop), ou répétitifs ("Light curse" et sa boucle obsédante). On n'est pas éloigné d'un Loveless electroide, moins jusqu'au boutiste et plus chanté, et New chain fait partie des surprises de l'année, ce qui n'étonne finalement que très peu quand on sait que le groupe est hébergé par Jagjaguwar, au catalogue de choix.

La douceur des voix ("New chain") crée elle aussi un bel effet, et on se laisse transporter par les dix titres, à la fin desquels "Panthers", leste, simultanément sombre et lumineux, et un dispensable "Invisible grid", trop court et inachevé pour intéresser, confirment la très bonne tenue générale de l'opus.

 

Recommandé donc, notamment à tous les amateurs de musique "nouvelle" et non-conventionnelle et malgré tout assez accessible aux "déjà initiés".

photo de Refuse to keep silent
le 02/12/2010

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