Sofy major - Permission to engage

Sofy major - "Permission to engage"
chronique Sofy major - Permission to engage

On aime bien Sofy major chez CoreandCo.

4 années que leurs productions collent à nos critères de découverte. Certaines ont eu plus de succès que d'autres à nos oreilles. En tout cas, ce "Permission to engage" s'en sort très bien.
 
Le groupe s'est éloigné de ce hardcore abrasif qui les caractérisait pour quelque chose de plus sombre, de plus lourd.
De toutes façons on le comprend avec "Sky silence broken" qui ouvre une faille vers les profondeurs des Clermontois.
Et là la claque commence avec "Cobra blanc" dont l'excellent son va déjà contraster avec les précédentes productions.
 
Mais plus on va avancer plus on se prendra des platanes en pleine gueule.
Il faut dire que rythmiquement l'accueil est toujours des plus violents et provoque des convulsions presque machinales ("Dearth of all").
Le groupe va plus loin en cassant parfois très nettement des parties pour en amorcer d'autres de manière très abrupte ("Reproached and scattered" ou le lancement de "Dearth of all") et en appuyant sur le champignon pour ne pas nous endormir sur un postcore trop lent, bien éloigné de leur fureur habituelle.
 
Par ailleurs on se retrouve sur une approche presque métal de certains titres -core. Quelque chose de proche des excellents Kruger ("Dearth of all" pour la basse, le chant dans la 2e partie) ou d'Unsane (vous voyez le style familial).
"Outil" enfonce le clou en nous mettant un sacré coup de massue, car s'il y a au 2/3 du morceau une passade typique du postcore, il y a autour tout ce qu'il faut : c'est plein de vie, on se fait matraquer sans cesse, et surtout tout est fluide.
On se retrouve déjà à la fin du 5e morceau, en plein milieu de l'album, mais pourtant, on n'a rien vu venir.
 
Si une "pause" un peu ambiante, mais qui n'est pas dénuée de lourdeur et de violence, sur "Douxjesus666" casse un peu le rythme effréné des débuts, c'est uniquement pour nous enfoncer un peu plus dans l'obscurité et surtout ralentir le tempo. On aborde la 2nde période sur quelque chose de plus lourd et lent, chose qu'on comprend sur le riff de "Stoom stoom stoom".
On ne s'ennuie pas pour autant, mais le vrombissement des guitares s'attarde plus et les riffs tranchants se font un peu plus rares.
Le brûlot abrasif se consume plus doucement même si la flamme se rallume parfois (..."Vraiment pas") dans une ambiance plus hardcore (avec le chant).
Mais "Non rien..." et surtout "Eugene" sont plus lents, malsains avec cette intrusion féminine au milieu de ce déchargement de testostérone.
Une invitation remarquable qui nous rappelle automatiquement Julie Christmas (Made out of babies, Battle of Mice) au milieu de guitares orageuses et d'une basse qui continue son travail de creuse sur nos tympans pendant 10 minutes.
"Eugene" clôt magnifiquement cet opus avec l'intrusion d'un piano très discret, d'une acoustique qui rythme ces dernières minutes au milieu de larsens et autres bruits accentuant l'atmosphère malsaine qui s'en dégage.
 
Le son parfait de cet album nous permet de vibrer même lorsque le disque cesse de tourner. Sofy major a frappé fort, très fort.
photo de Tookie
le 02/03/2011

3 COMMENTAIRES

Pidji

Pidji le 02/03/2011 à 10:06:13

Gros revirement musical pour le groupe, j'aime bien ce nouveau style mais c'est du classique ;)

vkng jzz

vkng jzz le 02/03/2011 à 11:23:25

nan

Geoff Fatbastard

Geoff Fatbastard le 02/03/2011 à 16:06:43

ça devient automatique ce changement de style, croyez pas?

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