Spina - Spina

Spina - "Spina"
chronique Spina - Spina

1996, KMFDM sort Xtort, Minsitry Filth Pig, Oomph ! a publié il y a déjà deux ans Sperm, Herzeleid de Rammstein a déjà un an. On entend un peu partout « Firestarter » et « Breathe » de Prodigy. Dans ce contexte, le monde du metal est à point pour le mélange entre rythmiques indus et grosses guitares. Mon collègue Eric pourra certainement vous en parler mieux que moi. La France ne va pas être en reste, elle est en train d'enfanter Mass Hysteria, mais pendant ce temps, depuis la Belle Endormie, Spina balance son premier E.-P. éponyme. A l'époque, le trio a élu résidence dans la base sous-marine de Bordeaux, ancien bunker à U-Boote de la Seconde Guerre Mondiale. Un décor idéal pour un groupe qui accompagne ses performances de projections d'images de synthèse générées en direct. Peu après, le batteur, Jean-François Buisson se fera un nom comme artiste plasticien et sculpteur en se chargeant entre autres de la déco de la salle aussi mythique qu'éphémère du Koslow, et plus récemment avec le Hellfist.



Dès sa première livraison, le trio a su faire sienne de ses influences. Avec le premier titre, on nage en pleine Neue Deutsche Härte, avec une rythmique et un riff ultra efficaces. Il s'agit du titre le plus enlevé, avec « Fly Fucker ». Le programme de la suite, cinq titres (dont un live), mêlant EBM et riffs punk, taillés pour le dancefloor, un peu dans l’esprit des premiers Punish Yourself. Le son est très synthétique, avec une batterie électronique, des guitares manquant de punch, et des vocaux trafiqués et robotiques. Le tout est très ancré dans son époque, mais a globalement bien vieilli. Il se dégage de l'ensemble une impression de puissance maîtrisée, au service d'une musique très visuelle. Un premier essai réussi, qui permettra au groupe de proposer un superbe album l'année suivante, Le Meilleur Des Mondes, avant que le groupe ne disparaisse.


photo de Xuaterc
le 15/01/2017

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