Spiral Skies - Blues For A Dying Planet

Chronique CD album (38:39)

chronique Spiral Skies - Blues For A Dying Planet

Ne vous faites pas piéger trop vite par « Awakening » et ses vieux relents Maideniens plus qu'évidents car la NWBHM n'est pas spécialement ce qu'on retrouvera dans le reste du répertoire des Suédois de Spiral Skies sur son premier album, Blues For A Dying Planet.

 

Non, on se rend bien vite compte sitôt ce titre passé qu'on se situe davantage dans une veine doom psyché teinté de blues rock. Comme si Blues Pills tentait de faire du Ghost. Cette dernière influence, on la sentira à plein nez sur le « Black Hole Waltz » d'introduction dont l'ambiance cloche cathédrale n'aurait pas forcément démérité sur un album chanté par Papa Emeritus.

 

De Ghost, outre les masques portés par les musiciens, on pourra lui reconnaître une approche vocale souvent théâtrale. Frida Eurenius a beau s'être fait ses premières armes au cœur du metal symphonique avec Lapis Lazuli, elle adopte ici un tout autre registre, plus proche de celui de Elin Larsson (Blues Pills) ou encore Grace Slick (Jefferson Airplane), même si elle n'en oublie pas autant ses racines en y ajoutant un petit côté diva maniérée, prenant tour à tour le rôle de conteuse habitée et d'une simple narratrice glaciale. Et vraiment, il s'agit sans doute là de la plus grande force de Blues For A Dying Planet.

 

Parce que Madame apporte énormément de relief et sublime un fond musical qui ne révolutionne en rien les carcans. C'est d'ailleurs ce qui dessert un peu le propos de Spiral Skies : un cruel manque d'identité d'un point de vue instrumental parmi toute cette vague revival 60's/70's. Que ça vienne piocher dans le heavy/doom, Black Sabbath tout particulièrement, « Labyrinth Of Mind » se permettant même de pomper à tour de riffs sur son modèle. Ou davantage vers du hard rock bluesy où il ne fait aucun doute que Deep Purple a servi d'exemple. Toujours en se montrant psychédélique, particulièrement emprunte aux 60's de Jefferson Airplane.

 

Spiral Skies arrive donc aujourd'hui avec son premier album sus le bras. Du sang neuf dans la vieillerie qui gagne encore à mûrir dans son fût de chêne. Par ailleurs, Blues For A Dying Planet s'avère solide et bien fait et mérite qu'on le garde à l’œil, surtout compte tenu de sa frontwoman qui ne manque pas de talent.

 

Blues For A Dying Planet est disponible en CD digipack et en vinyle (noir).

photo de Margoth
le 07/11/2018

4 COMMENTAIRES

papy_cyril

papy_cyril le 07/11/2018 à 10:38:19

Margoth la fin de ta chronique c'est un piège à lapin (jaune ?)

cglaume

cglaume le 07/11/2018 à 11:46:30

Ha ha, ça s'appelle du mimétisme chronico-induit. Par contre je ne crois pas avoir vu de "La chronique, version courte" à la fin des chro des Mr Bungle ???

Margoth

Margoth le 10/11/2018 à 12:22:48

Tiens, papy, depuis quand tu utilises mon pseudo pour poster des chroniques ? ;)

Lapin, je pense avoir besoin de plus de temps pour assimiler la plume glaumesque pour qu'on n'y voit que du feu. Mais les sujets ne manquent pas pour le mettre en pratique (Carnival In Coal, Stolen Babies, etc) ;)

cglaume

cglaume le 10/11/2018 à 17:53:09

Ouaip, t'as du pain sur la planche pour combler les lacunes nawakesques du zine ;)

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