Strapping Young Lad - The New Black

Chronique CD album (42mn38)

chronique Strapping Young Lad - The New Black
Non, je ne ferais pas le chroniqueur redondant en abordant ce nouvel album de SYL un an après la sortie du controversé Alien en le comparant a l´éternel City (album culte auquel tous les critiques sont restés accrochés)
Alors pour les vieux fans qui attendent malheureusement ce point de comparaison, encore une fois NON, ce nouveau brûlot ne vaut pas City, mais OUI vous le préfèrerez a Alien ( qui moi ne m`avais déçu tant que ça)..

Le travail du génial Townsend est pour ceux qui le connaisse assez difficile a cerner; d´autant plus que cet album suit de près son prédécesseur, et que Synchestra, album du side project portant son nom est sortit il y a quelques mois seulement. Ce qui se ressent de prime abord sur cet album est donc l´influence du Devin Townsend Band. Si Alien était plutôt sombre et froid, celui ci (sont la pochette contraste étonnement avec son nom) paraît plus lumineux, mais pas pour autant calme.
Tout les ingrédients qui ont fait la recette miracle d´un album de SYL sont évidemment de la partie: mélodies ultra chiadées, rythmes endiablés, lignes de chant somptueuses qui tireraient même une larme a un croque mort, nappes de synthés etc... Le petit plus dans cet album est dans les solos qui sont plus présent que dans son prédécesseur, et tout a fais adaptés à l´ambiance de ce disque. Plutôt rock´n´roll donc cet album mise peu sur le bourrinage intensif, et Gene Hoglan y est moins impressionnant derrière son kit de batterie (dommage..) Ne perdant rien de son avant-gardisme, Townsend se permet même quelques détails assez fun: les lignes de synthé typé horror metal sur Far Beyond Metal, le chant féminin assez pop sur Fucker, qu´on pourrai reprendre comme hymne dans les stades a cause de sa rythmique bateau ou sur le titre Hope avec ses incursions de cuivres accompagnant un morceau assez dansant. Alliant parfois épique, atmosphérique, avec la rage habituelle de sa musique, Townsend assaisonne son nouvel album avec justesse et originalité.
Même si le titre d´ouverture de l´album (Decimator) et Almost Again auraient bien pu se trouver sur l´excellent Accelerated Evolution (DTB) alors que Antiproduct mise plus sur les mid-tempos et aurai eu sa place sur Alien, on note une certaine volonté de rupture avec les précédentes production de ses différents projets.
S´il peut ressortir une impression de confusion dans cet album à la première écoute, le père Devin n´oublie pas pour autant de balancer la purée quand il faut, avec le terrible Wrong Side, à la fois véloce et lourd, mais également très atmosphérique ( LE titre de l´album !)

Vous l´aurez compris la force de cet opus réside dans sa diversité. Évitant de sortir un « album de plus » dans sa dicographie, le génie canadien privilégie ici un bon esprit rock´n´roll au service de compos toujours aussi bien tournées. Brouillant les pistes comme à son habitude, il lui arrive également de retrouver son péché mignon, à savoir ici sur You Suck et Fucker de balancer autant de « fuck » que Wenesday13 en un morceau.. pas très palpitant, mais cet espèce de second degré apporte un petit plus dans cet album à part. Album qui se finit magnifiquement avec trois titres plutôt dans l´esprit du Devin Townsend Band mais un peu plus couillu pour le dernier titre portant le nom de l´album. En somme, un bon album qui mérite son attention, mais assez délicat d´accès pour les novices du canadien; cependant il donne un bon aperçu de l´étendu de la musique qu´il propose.
photo de Viking Jazz
le 21/06/2006

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