Stratovarius - Polaris

Chronique CD album (59:46)

chronique Stratovarius - Polaris
Ces derniers temps, nous avons plus entendu parler de Stratovarius fouler les planches des tribunaux plutôt que celles des salles de concert et pour ce douzième album il faut noter que c'est le premier depuis le départ du guitariste Timo Tolki, qui était également le principal compositeur et fondateur du groupe. On s'attend donc à un changement massif ou tout du moins à un virage serré. On accueille un tout jeune guitariste répondant au doux nom de Matias Kupiainen.

J'aurai fait cette chronique avec une énorme facilité il y a quelques années lorsque j'étais plongé dans le métal symphonique. Aujourd'hui, ce style me lasse assez rapidement même s'il recèle de véritables perles. C'est avec pas mal d'à-prioris que je me lance dans l'écoute de cet album qui, j'en ai peur, souffrirait de ma subjectivité. Alors on se vide les oreilles et on repart de zéro.
"Polaris" est, dès la première écoute, différent de ses prédécesseurs, mis à part l'album éponyme "Stratovarius", tout en gardant clairement la patte Stratovarius et les clés de son succès.
On découvrira alors une musique aux riffs plus métal qui composent des titres mid-tempos, car cet opus semble être plus "ténébreux" et mystique. On respire sur des chansons bien amenées en douceur comme "King Of Nothing" ou "Winter Skies", très reposante, qui contrastent entre des plus efficaces et directes telle que "Forever Is Today" qui montre tout le talent du petit nouveau.
Un album assez diversifié qui permet d'en apprécier tout le contenu, en partie grâce à une production claire et homogène, peut-être un peu molle sur les titres plus métal, mais c'est assez courant dans ce genre.

Le jeune guitariste assure parfaitement son rôle et sa technique est imparable, au service du chant de Timo Kotipelto, qui certes peut être lassant, mais toujours juste et d'une grande virtuosité.
Ce qui me gênera le plus, sera sans doute un sentiment d'impersonnalité, on ne rentre jamais à 100 % dans l'album sans en être totalement extériorisé. La magie ne se créée pas vraiment, mais on s'y approche de temps en temps... Dommage.
Sans être médisant, l'émotion pointe son nez sur quelques titres notamment sur la douce "Somehow Precious".

Bref, ne tergiversons pas, ce n'est pas l'album de l'année, mais ce "Polaris" se laisse parfaitement écouter avec pas mal de plaisir, même pour les auditeurs qui auraient trop mangé de métal symphonique....
Stratovarius renaît de ses cendres tel un phoenix sans se brûler les ailes, mais pas sûr que la méthode ne fonctionne toujours, à suivre donc !
photo de Finisterra
le 16/10/2009

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