Suma + Pyramido - Split Suma / Pyramido

Chronique Vinyle 12" (22:56)

chronique Suma + Pyramido - Split Suma / Pyramido

Pyramido et Suma sont deux groupes suédois, et qui plus est habitent la même ville. Il n'est donc pas étonnant de les retrouver dans un split. Ce split a été édité par Head records, bon ça ça s'explique moins facilement, mais c'est pour vous donner des éléments alors rouspétez pas. Par contre ce que je peux vous expliquer c'est cette cover atroce avec Bugs Bunnyqui vous tire la langue. En fait Suma a enregistré sous trip, un trip d'acide que l'on prend en suçant un papier buvard. C'est justement Bugs Bunny qui était imprimé sur le papier buvard.

 

Oui mais, avec Suma, il ne faut pas s'attendre à se retrouver dans le gentil Toonville de Roger Rabbit hein. J'étais habitué à la puissance de Let the churches burn dont je suis un adepte, à l'attaque noise de ce dernier. Je m'attendais donc à retrouver cette ambiance hympnotique et écrasante, mais rien n'y fit. Un véritable trou noir, une drogue noire. Pas aussi puissant que les productions déjà éditées, mais bien plus déchaîné. Le trip sous acide ne développe pas forcément les capacités à jouer mieux que d'habitude, mais plutôt à voir la grandeur de chaque atmosphère, et à la décupler. C'est le cas de ce morceau, qui se déchaîne furieusement pour mieux se résorber, comme un organe vivant, puis qui continue à se propager lentement. Ecouter ce morceau dans le noir, pour la première fois, peut sincèrement vous mettre mal à l'aise, mais si ce côté grandiose n'était pas là, ça ne serait pas aussi intéressant.

 

Pyramido, c'est du sludge, qui fait penser à Bongzilla ou Iron Monkey, pour le côté rock'n roll poussif cool. Le groupe, composé d'anciens membres de Crowpath et Burst, sillone dans un sludgecore pâteux pas toujours renversant mais néanmoins sympathique à écouter. Voilà donc une bonne grosse tartine de foie gras à étaler sur vos krisprolls. Quelques passages au piano dans le deuxième morceau pour ne pas trop s'enfoncer dans l'atmosphère boueuse, mais pour ce qui reste, c'est que du gras, du sale, et surtout : sans aucune concession.

 

Verdict : d'un côté, une sale face qui te fait pâlir de peur et foncir du calbute. D'un autre côté, plus rassurant, du bon sludge des familles avec une voix qui manque tout de même d'un peu de glaires dans la gorge. L'ensemble reste très noir et narcotique, même si l'on n'atteint pas encore les terreurs sonores noise comme par exemple Gnaw their tongues. Un très bon split au demeurant qui sort des sentiers battus pour Suma d'une part, et qui renforce la discographie encore fragile de Pyramido d'autre part.

 

 

Achat ou pas achat ? Pas achat.

photo de Carcinos
le 25/02/2011

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