The Bambi Molesters - As the dark wave smells

Chronique CD album (38.02)

chronique The Bambi Molesters - As the dark wave smells

Quatuor croate, The Bambi Molesters n'en est pas à son coup d'essai avec ce nouvel album, et développe un style bien à lui, fait d'un rock aux élans surf élégants (The kiss-off). Tantôt posée (Point of no return), tantôt plus vive, la trame des morceaux est souvent bien construite et plaisante, et des embardées blues-rock bourrues complètent la palette avec efficacité (Wrong turn). L'équilibre entre puissance mesurée, et délicatesse assez feutrée, est respecté, et des tempi intermédiaires comme Into the Crimson sunset accentuent la singularité du groupe et la valeur de ce nouveau disque.

 

On regrette cependant le manque d'audace... Et de chant. On sent en effet qu'en prenant des risques, en mettant un peu plus de "gomme" et en adjoignant une voix à ses compos, The Bambi Molesters aurait gagné en intérêt. Et si la suite est elle aussi digne d'attention, entre Panic party, alerte et distingué, Lazy girls hangout à la trame fine, et de façon générale, un parfum légèrement far-west, très BO, attrayant, on reste un peu sur sa faim, dans l'attente d'éléments qui ne viendront pas.

 

Heureusement, il nous reste bien sûr l'individualité de l'album, et ces intonations "festives" (Siboney) dues à la présence, entre autres, d'une trompette, et l'opus en présence s'écoute sans déplaisir. Notamment sur des plages endiablées comme Mindbender ou le court et mordant Thunderin' guitar. Rising east, dernier morceau, mettant fin aux festivités dans une ambiance plus détendue.

 

Une sortie plaisante donc, mais "optimisable" pour un groupe doué, mais dont on sent qu'il possède les capacités à mieux faire encore.

photo de Refuse to keep silent
le 30/06/2010

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