The craftmen club - Thirty-six minutes

Chronique CD album (36 minutes)

chronique The craftmen club - Thirty-six minutes
Quand en février 2009 Lux Interior, le chanteur inoubliable de The Cramps nous a quitté, j'ai eu une petite boule au ventre toute la journée.
Dire que The craftmen club tend à faire oublier le groupe serait faux, mais, il a au moins le mérite de nous rappeler au bon souvenir de ce chanteur.
Attention, il ne faut pas s'attendre à ce que les français marchent sur les plates-bandes de ces géants...Mais ils en ont l'essence.

"To the surface" lancé par un murmure grave et nasillard, un clavier et une guitare psyché, des sons un peu farfelus. Voici la recette du "rock'n'roll de série B", une sensation retrouvée sur "I can't get around".
Nous ne sommes néanmoins, pas dans l'ambiance de The Cramps, c'est un peu plus léger, moins agressif et bien plus accessible. On pourrait aussi parler d'une production trop propre pour être vraiment rock'n'roll, mais ce n'est pas si important tant le groupe sait être "rafraichissant".
Mais, petit à petit, on se croirait presque dans une BO de Tarantino...
Que le chant soit parfois en français ("Gary Blood" / "Les chiens"), pour nous offrir une histoire fil rouge de ce Thirty-six minutes, ou en anglais : on accroche à la voix conteuse qui se balade dans un genre punk-rock-bluesy.

Musicalement on joue dans la même cour : une bonne basse lourde, même un banjo ("Desert land", "Goodbye mother") et surtout une guitare qui flaire bon le far-west.
Dans cet atmosphère country nous progressons en amagasinant des centaines d'images pour recréer une histoire qui se clôt sur l'excellente "Death song". Sorte de face à face final instrumental qui s'installe durant cinq minutes, on imagine finalement notre héros partir au soleil couchant avec le sentiment du travail accompli : un auditeur heureux d'avoir découvert ce groupe.

Nous étions passés par les fureur rock'n'roll de "Sexodrome" ou "When I try", nous nous sommes déléctés du chant sur "Back in town"...
Nous avons transpirés avec le groupe avec cet air étouffant, lourd, orageux dégagé par chacun des titres...
Comme nous avons eu une indescriptible envie de danser à chaque seconde.

Un Thirty-six minutes plus tard plusieurs possibilités s'offraient à nous.
-Mettre un film de Tarantino, ou de Sergio leone (pour la musique de Ennio Morricone).
-Fouiller dans ses vieux cd's les albums trop vite oubliés de The Cramps pour pousser le (vrai/grand) rock'n'roll jusque dans ce qu'il a fait de plus fou, plus sale, plus garage...
-Relancer le cd.

Mais quelque soit l'option choisie, elle sera bonne.
photo de Tookie
le 12/03/2010

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