The Onironauts - Funky Heavy Dance

The Onironauts - "Funky Heavy Dance"
chronique The Onironauts - Funky Heavy Dance

Putain les copains, je crois à nouveau à la magie de Noël! Non non, c’est pô des conneries. La faute à The Onironauts. C’était le 25 décembre dernier, tôt le matin. Toute la famille en écrasait méchamment dans le clapier-sweet-home, à l’exception de ma pomme que les séquelles des excès festifs de la veille avaient tiré du lit aussi sûrement que le Nîîît-Nîîît-Nîîît hostile du radio réveil. C’était l’occasion idéale – solitude, silence – pour aller mettre le nez dans la pile des suggestions que Bandcamp place régulièrement dans ma boîte mail. C’est que de temps à autre cet informateur intéressé permet de faire de belles découvertes… Cette fois, mamma mia, jouez hautbois résonnez musettes: ce sont pas moins de 3 pépites nouvelles que je me suis pris droit dans les tympans, ceci en seulement quelques dizaines de minutes! Et devinez quoi: le premier des purs sangs de ce tiercé gagnant arborait une corne sur le front et laissait derrière lui une douteuse traîne multicolore…

 

The Onironauts donc. Pas The Ornithorynques, hein, ni The Onisoikimalipense. Plutôt The Oniric Astronauts. Ou un truc dans le genre, si vous voulez mon avis. Ce groupe c’est du Love-At-First-Sight en tube, du concentré de t’écoutes-3-morceaux-tu-ouvres-ton-portefeuille. Ça en serait presque indécent. Ce quatuor londonien dont le cosmopolitisme est à l’image de la ville qui l’abrite (ça boit Bordeaux, Chianti et Vodka dans le local de répète) propose un mélange des genres à même de séduire un large panel de consommateurs d’endorphine d’origine musicale. Car il tape aussi bien dans le swing cuivré des Cool Cavemen que dans la vieille Fusion gentiment râpeuse de RATM, les trips spatiaux planants, les caresses Post-Rock illuminées de ASIWYFA, et le Nawak soft de Ziltoïd.

 

... Et ça tue nom d’un petit bonhomme à dos de Nyan Unicorn!

 

D’ailleurs, au fait: ne prêtez pas plus attention que ça à cette pochette un peu trop « lolcat ». Funky Heavy Dance, c’est du bonheur auditif véritable, pas du « like » adofacebookien. Car sur ces 5 morceaux, point de buzz facile ni de morceaux vite écoutés vite oubliés: comptez tomber transis amoureux facilement 3 fois d’affilée. Dès « Orange », qui combine d’entrée de jeu tous les éléments précédemment cités avec une malice et une jubilation communicative, ceci sous la bannière d’un duo de chanteurs alien/terrien gentiment cintré. Puis le 2e panardus maximus se prend sur « Disco Juice », après 2 minutes d’errance onirique au pays des berceuses SF: c’est alors que déboule une fanfare Rock Funky qui vous apprendra à parler le langage de la lune.  Enfin les fans de Zack de la Rocha et ses amis béniront « Gypsy Soup » qui mêle des élans nettement « Jump The Fuck Up » à des cuivres dont la douce mélancolie sent fort le soleil.

 

Certes, tout ça n’est pas très War Metal, et malgré quelques petits passages où la guitare tape du poing sur la table, les purs et durs regretteront que celle-ci fasse plus dans la chemise à fleurs que dans le perfecto clouté. Le bel instrumental « Purple », notamment, swinguera un peu trop près de la sphère Psyché Zen Rock de Carlos Santana pour les grognons. Et on se joindra à ces derniers pour regretter que tout ça se finisse sur un « Bad Bye » à l’édredon trop rempli de duveteuses plumes d’oie.  

 

M’enfin nom de Zeus, rien ne pourrait justifier que l’amateur éclairé de partouzes Fusionnesques qui lirait ces lignes continue de bouder ce fantastique premier EP. Ni d’ailleurs le suivant (…. mais ça je vous en reparle TRES bientôt). Alors amis des guitares qui swinguent et des hymnes pétillants, Funky Heavy Dance va vous mettre de la voie lactée au fond des yeux, c’est une heavidence!

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: ils ne sont pas de notre galaxie, mais du fond de la nuit, tel les Albators du Swing, The Onironauts viennent jusqu’ici, pour sauver tous les amateurs de décibels métis... Ceci à l'aide d'un merveilleux mélange de cuivres, de Fusion hiphopisante, de voyages en apesanteur et de délicates cascades de guitares, entre les Cool Cavemen, Osaka Punch,  RATM et ASIWYFA… Sans compter une pleine soucoupe volante d’Alf mangeurs de lolcats!

photo de Cglaume
le 24/01/2017

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