The Parisians - Shaking the ashes of our enemies

Chronique CD album (32.24)

chronique The Parisians - Shaking the ashes of our enemies

De la "mouvance" parisienne (je mets volontairement le terme entre guillemets, tant ce courant me semble avoir été d'une part un peu hâtif, et d'autre part fabriqué de toutes pièces par une presse ignorante du fait qu'ailleurs que dans la capitale, et en dehors de toute cette scène à dominante british, beaucoup de bonnes choses se mettaient en place ; bref...), on retiendra finalement, à l'heure actuelle, peu de choses, si ce n'est l'avancée des Plastiscines, auteures d'un bon second album, il faut le dire, ou encore Nelson et son excellent Revolving doors, tout en mettant de côté, et je suis gentil, les Naast et autres BB Brunes, pâles ersatz d'un rock qui mérite bien mieux que ces paroles mièvres sur fond de rock'n'roll faiblard et boiteux.


Heureusement, il nous reste les Parisians, moyennement assimilés à ce phénomène négligeable, car jouant beaucoup à l'extérieur et se définissant eux-mêmes comme partie intégrante de la face la plus "underground" de ce panier de crabes stérile. Et cet album à l'urgence et à la classe incontestable, certes peu inventif, mais énergique et doté d'une classe à l'anglaise qui lui sied fort bien. Individuellement, chacun des onze morceaux vaut le détour et le quatuor se hisse à la hauteur des pointures du genre, Libertines en tête.


Du début à la fin, entre "Dark story/Tough city", urgent et syncopé, et la pop classieuse de "Stop the movement", les Parisians livrent des titres solides, aux influences certes reconnaissables, mais à la qualité assez conséquente pour convaincre. Et si on excepte la ballade "Difficult times", sans surprise, un peu trop prévisible quoique bien exécutée, le contenu suscite un plaisir non dissimulé. L'énergie de "Time for nothing more" ou "Next round is on me", les guitares inspirées et percutantes, la voix de Stevan aussi, sont à porter au crédit du groupe, qui avec "Just like...", démontre qu'il maîtrise fort bien ce registre anglicisant. La tension ne se relâche que très peu, sur "Hips n'lips" par exemple, où les mélopées vocales prennent presque le pas sur l'allant instrumental, et le côté fonceur de plages telles que "The way you got me" séduit aisément.


L'essai est donc réussi, mais la personnalité se doit d'être creusée et affirmée. Et comme il s'agit là d'un premier long-jet, l'espoir est permis, s'agissant de cette démarche, sur l'effort à venir.
Pour l'heure, profitons de cet opus sans faiblesse criarde, sûrement l'un des moins décevants issus de la capitale et de son illustre scène.

photo de Refuse to keep silent
le 23/06/2010

3 COMMENTAIRES

Malikou

Malikou le 09/07/2010 à 13:48:41

Mouais... L'ensemble reste moyen et n'apporte moyen. L'album donne l'impression de s'endormir tranquillement sur beaucoup de choses déjà entendues sans pour autant apporter une véritable identité au tout. Un ensemble assez plat et confus donc, à la production qui ne prend aucun risques, pour un groupe qui ne va pas chercher bien loin. Un batteur qui passe parfois par de bons soutiens rythmiques mais une voix qui finit d'achever ce qui restait de passable ici.

stache

stache le 29/11/2010 à 17:28:14

Un trés bon disque de rock! J'ai hate de les voir sur scène et de voir comment leur musique va grandir. Vivement de prochain album!

Tookie

Tookie le 02/12/2010 à 11:28:37

Même constat que Malikou, en un peu moins sévère...
Rien de bien transcendant dans ce groupe, pour un rock bien plat au final.
Un peu ce que je pensais justement des Libertines dont le succès sera pour moi toujours une énigme...
ça s'écoute mais ça ne rend pas...

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