The Poison Arrows - First class, and forever

Chronique CD album (51.34)

chronique The Poison Arrows - First class, and forever
Originaire de Chicago, The Poison Arrows fait d'emblée figure de supergroupe, composé d'ex membres de Don Caballero et The Ponys, entre autres...

Ce statut pourrait être synonyme de pression, d'obligation de réussite, mais le trio s'en sort bien avec cet album qui parcourt les tendances du rock en les accommodant à sa sauce, passant d'ambiances post-rock intéressantes à des pointes quasi noise non dénuées de subtilité (Future Wine). Instrumentalement, il affiche de surcroît une belle maitrise et le chant de Justin Sinkovich puise dans le rock 90's américain, ce qui forcément est loin de ternir l'ensemble. Un rock lourd et groovy emporte l'auditeur sur Total Beverage, porté par une basse imposante que viennent appuyer des guitares à la fois spatiales et puissantes. Le chant se fait ici proche de celui de Scott Mc Cloud de Girls Against Boys et dote ce morceau d'un climat lourd, oppressant, avec cette touche de sensualité malsaine que contient l'organe vocal du sieur Mc Cloud.

Chaque morceau possède d'ailleurs son identité propre et une certaine accroche, ce que confirme Fire Up The Hapiness Center, remuant et vivace et sur lequel l'alliage de l'instrumentation et de ce chant marquant fonctionne à merveille.
Lorsque le groupe adoucit son propos, cela peut nous donner un Twenty percent Brighter hallucinant de pureté, fait d'un post-rock enlevé et de grande classe, et dès lors que l'énergie reprend ses droits (Casual Wave), des saccades rythmiques salvatrices accompagnées d'un clavier discret et décisif confirment la valeur de l'opus en présence.
On remarque d'ailleurs que quelle que soit le chemin emprunté, la réussite est au rendez-vous; post sur ce An Unexploded Dream sussuré et plutôt céleste, court et sobre sur The Path Of Least resistance, très "aquatique", un peu math et funky sur Peruvian Mountain Fight et ses riffs cinglants. La palette est large et les Américains restent cohérents et surtout, performants dans le rendu. Même les formats plus étendus (To Meet Eyes) s'avèrent concluants et on adhère complètement à ce rock ce caractère, finement élaboré, et qui associe avec brio finesse et côté nettement plus brut, et esprit noise bien réinvesti. Le tout doté de ce clavier utilisé de façon éparse mais judicieuse.

Avec un instrumental éphémère mais marquant en fin de parcours, on tient donc là un bien bel album, qui constituera une bien belle surprise pour ceux qui, et j'en suis, ne connaissaient absolument pas ce disque et ce groupe avant de recevoir l'objet.
photo de Refuse to keep silent
le 13/08/2009

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