The Psychotic Monks - Private meaning first

Chronique CD album (60:00)

chronique The Psychotic Monks - Private meaning first

Ceux qui avaient eu l'occasion de poser une oreille sur le premier album de The Psychotic monks n'avaient sûrement pas oublié leur nom. Déjà parce que c'était en 2017, ce qui n'est pas si loin, et ensuite parce que dans le genre qu'on qualifiera vulgairement de "garage noise rock psyché", on avait pas pris une tarte pareille depuis bien longtemps.

Ce retour en quatrième vitesse est donc une bonne nouvelle teintée d'une légère inquiétude : soit le groupe nous fait un bis de sa tuerie et on va se plaindre que c'est nul parce que c'est la même chose, soit il nous offre totalement autre chose et on va réussir à être déçu qu'il n'ait pas donné de vraie suite au premier album.
Ben ce n'est ni vraiment l'un ni du tout l'autre. 

Private meeting first est la suite logique, en plus noire et crispante, de Silence Slowly and Madly Shines.

Sa pochette, un duochrome quelque peu...primaire, symbolise parfaitement ce qui nous attend musicalement : du noir à 85% et 15% moins sombres. Pas clair ou lumineux hein, juste moins sombre.

Ça ne respire pas la joie dans ce disque qui cherche constamment à agresser...passée la première piste. 
Avec son introduction torturée, on pénètre dans des esprits tortueux et habités : l'avertissement est là mais pas encore chaotique, le propos musical qui va suivre est totalement différent.
Progressivement la tension monte et explose un peu moins de deux minutes après le début de la seconde piste. Elle ne redescendra plus.

Qu'importe le tempo, qu'importent les délires psychédéliques portés par la guitare ou un clavier complètement foutraque, qu'importe le chant coincé entre solennité et hurlements rock'n'roll : The psychotic monks ne rate jamais une occasion d'être fracassant.
Même lorsqu'il s'impose un peu de calme, on sent une tension, une épée de Damoclès prête à tomber sur notre tête.

Bien que traînant parfois en longueur, le groupe montre aussi qu'avec des titres comme "Confusions" (3 minutes), il sait mettre une ambiance dégueulasse en l'espace de quelques instants.
Quand on rejette un oeil sur la pochette, le rectangle lumineux n'est pas une fenêtre d'espoir vers la lumière mais le dernier espace de vie qui sera bientôt effacé par ce noir étouffant.
Dans son épilogue bruitiste, totalement ébouriffant, absolument usant et même parfaitement insupportable, les Parisiens laissent une dernière impression aussi "malaisante" qu'est ce pénible (mais pratique) néologisme à la langue française.

J'vais pas t'en dire trop, inutile de décomposer une musique qui se ressent, qui t'agresse. Tu jugeras par toi-même la douleur exutoire qu'elle te fait talentueusement subir. On étouffe, on est mal du début à la fin : la BO parfaite pour la fin du monde à venir. 

photo de Tookie
le 26/09/2019

1 COMMENTAIRE

gulo gulo

gulo gulo le 26/09/2019 à 11:58:22

J'avais ps du tout eu vent du premier, mais celui-ci il décape et il rend maboul, oui.

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