The Supervillains - ROBOTS

The Supervillains - "ROBOTS"
chronique The Supervillains - ROBOTS

Il y a une petite poignée d’années de ça, après que Ninjaspy, Skindred et Twelve Foot Ninja aient secrètement comploté pour que l’évocation du terme « Reggae Metal » fasse automatiquement naître en moi de doux frissons fiévreux, j’ai développé comme un début d’addiction. L’envie d’assister plus souvent à ces unions libres entre guitares aux girondes courbes électriques et dreadlocks shampooinées à la résine de canumérobis. C’est que les vilaines fées Médiocrité et Tiédeur semblaient décidément vouloir se tenir à l’écart du berceau du jolie petit métis (… je ne connaissais pas Zeroscape à l’époque!). Du coup je demandais conseil à mon ami Bandcamp qui, de son chapeau débordant des tags #Alternative, #Mr. Bungle, #Punk et #Ska, me sortit le lapin The Supervillains. Et ces Floridiens de confirmer leur adéquation avec mes goûts du moment en brandissant bien haut l’aguicheuse auto-description suivante: « Genre-bending (En FR: chez nous, les rigides classifications retrouvent leur élasticité), Hard-partying (FR: C’est la teuuuuf!), easy-skankin' (FR, euhh: Dance littl’ sister!) swamp-reggae from Florida ».

 

‘ de dieu, ça a l’air pour moi ça les copains!

D’autant que cette pochette a un petit arrière-goût pas vilain du Unreal Fairytales de Spellbound Dazzle.

 

Mais bon, on le sait: des fois il y a un monde ente les intentions et le résultat (… l’enfer, les pavés, la plage, tout ça). Alors: ces 6$ lâchés sur Bandcamp sont-ils vraiment un bon placement?

 

Le démarrage de « RAPTURE », très RHCP version sirop pour ondes FM, fait sérieusement douter. Surtout qu’il y a du piano et que les loustics s’y mettent à deux pour nous badigeonner du miel plein la tartine. Heureusement ça débouche vite sur un Punk Rock plus furieux, façon Green Day old school.

 

… Mais euh, et le Reggae, les (vraiment) grosses guitares, tout ça: on m'aurait menti?

 

Vers 1:43, ça commence à déraper de la guitare dans les virages, comme si Therapy? se joignait à la fête. Bueno! Et puis à 2:26 le morceau s’offre un bon gros break Disco Funky… OK, là on va pouvoir commencer à causer entre mélomanawaks civilisés! D’autant que « HELL » remonte vite le niveau de métallatitude, même si celle-ci ne s’exprime que sporadiquement via les interstices laissés vacants par un Funk Rock incisif rehaussé de pirouettes quelque peu raggaïsées. Gros impact ce morceau: on croirait se prendre une petite pépite issue du meilleur du répertoire de Ninjaspy.

 

Hé hé, ça y est: on est en plein dedans les copaiiiiins!

 

Mais que…? On était bien là, à pogoter sur la plage! Pourquoi les affreux décident-ils soudain de lever l’ancre du galion « LIMBO »? Pas que l’expérience soit désagréable, mais quitte à déguster un mélange médiéval de Hugues Aufray et Alestorm, on préfère placer un vrai album de Pirate Metal sur la platine. Pas grave, le Ska Metal/Rock de « PURGATORY » prend avantageusement la relève avec de gros riffs qui marquent et une accroche aussi décontractée que communicative. Ça défile, ça défile, et déjà les Supervillains sont fatigués. D’où une sieste en hamac sur « SPACE », morceau qui colle un spliff de compète entre les babines d’un Pink Floyd qui ne proteste pas, loin de là, d’autant qu’il kiffe cet ajout judicieux de cuivres. Mais pour finir, "debout là’n’dans!" (... ce démarrage: on croirait le « Brain Dance » d’Annihilator!): retour à dos de skate punky, ti-punch à la main, à fond les ballons pour ne pas louper le coucher de soleil. Et une fois arrivé à destination, ouverture d’un parasol plein de violons pour profiter du spectacle, les pieds dans l’eau.

 

On n’est pas bien là, décontracté du reg-gland?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: tantôt Punk/Rock, tantôt Reggae Metal à la Ninjaspy, tantôt le bandeau de pirate sur l’œil, tantôt en train de suçoter un mégot de pétard: sur ROBOTS The Supervillains réussissent à nous balader avantageusement sur le littoral de leur tropicale Floride… Comment? En fait les bougres nous causent Robots, Cyborg Marley & co? Sans dec'? Désolé, je fumais: j’étais pas très concentré…

photo de Cglaume
le 30/03/2018

1 COMMENTAIRE

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 30/03/2018 à 19:41:09

J'ai callé sur l'intro "Reud Houte Shoulie Packer" comme dit ma fille.., et sur le côté "Green Day furieux".

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