The young gods - Everybody knows

Chronique CD album (50.25)

chronique The young gods - Everybody knows

On ne pouvait s'attendre qu'à une nouvelle grande cuvée émanant de nos Jeunes Dieux suisses, au vu d'une part de leur superbe performance en termes de relecture acoustique de leur répertoire, et d'autre part si l'on tient compte du formidable contenu, puissant et rock dans l'esprit, sans se départir des touches electro "maison", de Super ready/Fragmenté.

 

C'est bien entendu le cas et Everybody knows vient non seulement résumer superbement la carrière et les différentes options prises par les Helvètes jusqu'alors, à l'image par exemple d'un "Blooming" ou d'un "Mr Sunshine" incluant les plages acoustiques caractéristiques de Knock on wood, mêlées à l'électronique incomparable de Franz Treichler et ses acolytes, aidés depuis quelques temps déjà par le très doué Vincent Hänni à la guitare, mais aussi valider une prise d'initiative plus que louable de la part du groupe, qui, plus de vingt après des débuts déjà individuels, parvient encore à se renouveler. On se situe ici autant dans le rock tranchant de TV Sky ("No land's man") que dans les envolées spatiales vivaces et agitées de Only heaven (un "Miles away" phénoménal, associant rudesse rock, séquences electro indomptables et ouvertures acoustiques somptueuses), et la diversité de l'opus, de même que son extrême pertinence, en font de toute évidence un incontournable comme le sont la plupart des réalisations de ce groupe phare mais aussi culte.

 

Plus loin, un "Two to tango" sobre et apaisé à l'extrême, psyché et léger, tranche avec le reste tout en l'étoffant magnifiquement, puis Introducing, à l'étayage acoustique digne des Radiohead les plus en verve qui soient, fin et intense, fait de même et apporte une coloration inédite à l'univers The Young Gods, qu'on aurait pu croire finalisé mais qui, sous l'impulsion d'un groupe encore et toujours au sommet de sa forme, prend une envergure supplémentaire.

 

L'équilibre entre moments frontaux et délicatesse est trouvé, les deux parfois alliés avec maestria, et "Tenter le grillage" instaure le chant en Français, cohérent à l'extrême, aux paroles à la Treichler aussi poétiques qu'imagées. Mordant, zébré de stridences electro du plus bel effet, mais aussi de guitares belliqueuses, ce dernier amorce de façon simultanément aérienne et acérée une fin d'album que le posé Aux anges, court et orné de touches de guitare sèche une fois encore étonnamment inspirées, met lui aussi en valeur sans faiblir.

 

Enfin, c'est "Once again", oscillant entre tempo retenu et embardées plus touffues par la suite, entre sons planants et guitare tranchante et louvoyante, ceci sur plus de huit minutes, qui nous tient en haleine et met fin de façon flamboyante à un nouvel album de feu, superbe témoignage de l'éclatante santé d'un groupe qui porte son nom avec fierté et de manière plus que jamais justifiée.

 

Super disque.

photo de Refuse to keep silent
le 05/11/2010

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