Thy Catafalque - Meta

Chronique CD album (66:46)

chronique Thy Catafalque - Meta

Après Slower Structure, album de musique classique en mai, et Neolunar, projet electro / trip-hop / new-wave, en juillet, Tamás Kátai donne aujourd'hui un successeur à Sgúrr de son groupe principal, Thy Catafalque. L'inspiration du monsieur semble aussi intarissable que mon imminent collègue Crom quand il s'agit de parler de la scène crust suédoise. Pour un groupe à la musique aussi dense et recherchée, un tel intervalle peut paraître court, surtout après un album de la trempe de Sgúrr. On aurait pu croire qu'avec les deux projets mentionnés plus haut, Tamás Kátai avait exploité ses idées les plus à la marge. Que nenni! Thy Catafalque est toujours ce grand barnum que l'on a connu jusqu'à présent, où se côtoient allègrement black metal, bruitages électro, folk, ambiant, chant féminin...



À mesure des sorties, le groupe a toujours poussé un peu plus loin l'intégration de ces différents éléments, et Meta marque une nouvelle étape de cette évolution. D'un premier abord plus rêche, l'album semble accorder une part majoritaire au BM. Exemple flagrant de cette toute relative radicalisation, "Urania", placé en ouverture, qui démarre sur un metal noir des plus virulent pour se muer doucement en pièce pagan, avec chants guerriers et lead mélodique, que n'aurait pas renié Galar. Mais grâce à sa maîtrise personnelle des arrangements, le groupe arrive à manier les changement de style brutaux en les amenant de manière naturelle. Un titre de Thy Catafalque est un peu comme un roman de Terry Pratchett, un fois le décor inirial, on ne sait pas où l'auditeur / lecteur va être mené.



Coupant l'album en deux, la longue plage « Malmok Jarnka » et ses 21 minutes, ressemble plus à un patchwork musical qu'à un tout cohérent, avec une multitude de parties et de styles différents juxtaposés sans soucis de cohérence visible. Qui plus est, ces derniers ne sont pas des plus inspirés et on frôle parfois l'ennui profond. Il est rare de prendre autant Tamás Kátai autant défaut (qu'est-ce que ce son de synthé aux alentours de la 13ème minute?).



Les choses repartent du bon pied dès le morceau suivant, pour refermer cet album sur des ambiances plus posées, toujours sombres mais moins vindicatives qu'en début de disque. On y retrouve pèle mêle une guitare stoner gavée de fuzz, un synthé digne de Wongraven ou Neptune Towers, un hommage à Black Sabbath et j'en passe, au travers trois titres relativement courts qui permettre de faire oublier le ventre mou. Et une nouvelle fois, le musicien hongrois nous fait la démonstration de son talent d'écriture et de sa capacité à mêler un large panel de style, tout en restant cohérent et intéressant.







 


photo de Xuaterc
le 23/11/2016

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