Tomb Mold - Manor of Infinite Forms

Tomb Mold - "Manor of Infinite Forms"
chronique Tomb Mold - Manor of Infinite Forms

Pochette de daube, nom de groupe ridicule, titre d'album à coucher dehors : pas de doute vous êtes en présence d'un groupe de DEATH.

Canadien de surcroît et d'apparence oldskull qui plus est.

Alors oubliez les concepts d'originalité seul prévaut celui de brutalité (oui mais non en fait). Car d'emblée Tomb Mold semble avoir fait du proverbe « le gras, c'est le vie », un métier, que dis-je un sacerdoce, ici. En mieux, vous allez voir.

 

La prod. rend ainsi hommage à un riffing inspiré et charnu qui ne renie aucunement la vélocité d'une scie égoïne montée sur vérin hydraulique. Le morceau d'intro se fait étonnamment mélodique mais le saindoux pointe sous l’épiderme. La couche adipeuse est alors très bien mise en valeur surtout que le chant se fait particulièrement sourd et barbare.

Comme ce bon Leatherface déclamant une chanson d'amour au saucisson de hippies dans la cave de la maison familiale. Plutôt répétitifs cependant les borborygmes de charcutier et c'est bien dommage au final. Un point noir au sébum de l'album.

 

Mais cela n'est pas bien grave car si certains morceaux de couenne sont  à aller chercher de l’autre côté de la frontière, plus bas, de façon évidente, chaque titre, à la durée respectable, se fait ingénieux. Les variations subites et nombreuses court-circuitent toute linéarité. Comme l'art de marier le cochon de multiples façons. Un porc crevé depuis une semaine et grouillant de grosses parasites rampants cependant.

Les guitares sérieusement dérangées se retrouvent dès le long "Blood Mirror" (avec son feeling swedish) et sur "Gored Embrace (Confronting Biodegradation)" démarrant en un mid tempo grassouillet. Parfois les leads sentent subitement la dinguerie comme sur "Abysswalker". Ailleurs, c'est la structure entière du morceau qui se fait tordue ("Final Struggle Of Selves") tout en restant graveleusement catchie.

Étouffante et inquiétante se fait aussi l'incursion dans la "Chamber Of Sacred Ootheca" où toutes les larves éclosent en même temps pour nous manger les roustons. "Two Worlds Become One" referme la boucherie sans lâcher le morceau en nous faisant péter les vertèbres cervicales à grands coups de marteau.

 

 

 

Pas de conclusion moisie et pas marrante comme mes détestés collègues des autres webzines. 

 

photo de Crom-Cruach
le 30/10/2018

2 COMMENTAIRES

Shamash

Shamash le 01/11/2018 à 06:10:49

Moi aussi je t'aime!
Super album, bien lourd et bien sombre.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 01/11/2018 à 16:46:11

Evidemment, je ne parlais pas de toi.

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