Torche - s/t

Torche - "s/t"
chronique Torche - s/t
Reprenons les choses au commencement si vous voulez bien. D’abord, il y eu FLOOR, excellent groupe de Miami avec le non moins excellent Steve Brooks. A l’époque il était question de rock pachydermique, lent, dissonant et accordé très bas. Après moult split et reformations le groupe signe tout de même deux albums « dove » en 1995 (réédité en 2004) puis un album éponyme en 2001, plus mélodique, aérien, surplombé par le chant mal assuré mais déjà très attachant de Brooks… Et puis fini… exit FLOOR. A peine un an plus tard, Brooks et Juan Montoya (autre guitariste du groupe) reforment un groupe, le bien nommé TORCHE (parce que ça torche, mouarf !) et reprennent leur bordel là où ils l’avaient laissé avec FLOOR… 2005 voit donc le premier album (éponyme encore) de TORCHE voir le jour… Et… ben… Grosse branlée. Le seul reproche que j’avais pu faire à l’album à l’époque était un son, moins épais et écrasant que celui auquel les gars nous avaient habitués avec leurs productions précédentes et une batterie beaucoup trop en retrait.

Mais justice est faite avec Robotic Empire qui nous offre cette merveilleuse réédition deux ans après avec un joli remastering et un titre bonus ! Alors, au niveau du son, tout va bien mieux ; c’est pas une transformation radicale mais le remastering aura permis aux pistes de gagner en profondeur et en puissance. La batterie est de retour (Halleluïa) et tout sonne un peu plus comme on aurait aimé que ça sonne dès le début ; et puis le remaster permet d’entendre des petites finesses et des arrangements qui m’avaient jusqu’alors échappé (à moins qu’ils aient été rajoutés pour l’occasion).

Au niveau des chansons, et bien, pas grand-chose à dire : les chansons sont toujours aussi monstrueuses, et on se rend compte que l’on avait finalement pas oublié le moindre break en deux ans. Les riffs sont toujours imparables, les lignes de chant toujours aussi décalées et royales, les compos toujours aussi cohérentes et catchy, les tubes toujours aussi… tubesques. « War is beautiful » ! C’est toujours vrai, on retrouve avec un plaisir infini ce rock à la limite de la pop joué avec des burnes de dix tonnes (au moins) et ça sera toujours cool de s’arracher la nuque en headbangant avec un sourire tiré jusqu’aux oreilles. La chanson bonus est elle aussi excellente (bien qu’un peu courte) et nous rappelle que les gars n’ont pas oublié qu’avant de fumer des fleurs, ils faisaient du gros doom. Seul bémol, la chanson « fuck addict », tube intersidéral de l’album (avec au moins 50% de THC dans le sang), se voit amputée du chant et des chœurs sur le refrain, ce qui lui fait pas mal perdre son coté spatial au profit d’un effet rouleau compresseur néanmoins sympathique.

Rien à dire de plus… L’album est excellent en tout points et Hydrahead ne s’y est pas trompé puisqu’ils sortent le petit deuxième en 2008 !
photo de Swarm
le 24/06/2008

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