Umbra Vitae - Shadow Of Life

Chronique CD album

chronique Umbra Vitae - Shadow Of Life

A priori, Jacob Bannon s’emmerde avec Converge et ça tombe bien car moi aussi et depuis déjà longtemps.

 

Du coup, avec ses potes, il a monté un groupe de Metal extrême bénéficiant, évideeeeemment de Kurt Ballou dans eul studio God City Studios et de Brad Boatright au mastering depuis eul Audiosiege.

Sur le papier, sérieux, ce genre d'american underground team ne m’émoustille plus depuis une (bonne) paye. Préfère jouer à Docteur Maboule avec des groupes pas cools. Déjà, juste le blase du groupe (sooooooooo intello) est un hommage à un poème de Georg Heym : un expressionniste allemand, dont tout le monde se cogne à part les membres du combo.

 

« un amoureux de la Grèce antique, qui étouffait dans le monde moderne. Son œuvre, partagée entre la violence et l'harmonie, le grotesque et le fantastique, l'illumination et l'hallucination (…) livre, en ses contradictions, un témoignage précieux sur les antagonismes de l'époque. »

 

Ah wèèè ???

 

Le substrat de la formation semble alors quelque peu cloche. Convenez-en. La forme du combo l’est bien moins et après ses dix titres, Shadow Of Life paraîtra particulièrement raccord avec son fond de veau.

On posera plein de noms sur le crossover de Umbra Vitae. Chacun y ira de sa dénomination propre. Le premier véritable constat est que la plaque passe vite, trop vite pour les fans de poésies allemandes. La suite ne sera qu'une question de violence et de sensations.

 

Le bouzin ne se la joue pas trop au début, tapant dans le HxC Metal moderne braillard et même pas dissonant : ça aurait été trop facile et pénible de reprendre les recettes galvaudées de Converge. A la place, nous avons un riffing bien addictif, typé Death et assez varié. Le lead terminant le premier titre vient indubitablement de Suède, oui.

Le groove simiesque et les chœurs adaptés répondent à Bannon, toujours synonymes de sauvagerie malgré l’âge. Et la sauce prend, la vache, en fait. On est dans les deux minutes et des bananes de moyenne de durée, donc, on n’a pas le temps de finasser. Il faut que ça saigne à chaque titre, la tête en plein dans le trottoir, la mâchoire pétée en trois, les gimmicks féroces chargées dans le slibard. Parfois ça ralentit, aussi,  et "Fear Is A Fossil" nous fait remonter dans l’échelle de l’évolution au stade pré-cambrien.

 

Concentré de clichés et d’ingrédients maintes fois entendus ailleurs, Umbra Vitae ne fera pas d’autres albums, espérons-le car en l’état Shadow Of Life montre seulement, mais avec brio, l’art subtil d’accommoder les restes du fond du frigo.

 

« Et ils contemplent les grandes constellations,

Où les comètes avec leur nez plein de flammes

Encerclent, menaçantes, les créneaux des tours.

Et partout sur les toits on voit des astrologues

Qui pointent vers le ciel des immenses tuyaux.

Et des magiciens, jaillis des trous du sol,

Dans l'ombre, obliquement, implorant une étoile. »

 

Merci Georg...

photo de Crom-Cruach
le 02/09/2020

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 02/09/2020 à 11:59:42

Poète Georg ?
C'est le Georg du vers, donc.
J'y ai déjà fait du canoë là-bas. C'est bôôôôô...

daminoux

daminoux le 02/09/2020 à 14:38:02

en gros c'est du the red chord ( il y a deux anciens membres) sans la folie avec le chant de jacob en plus.

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