Under The Church - Supernatural Punishment

Under The Church - "Supernatural Punishment"
chronique Under The Church - Supernatural Punishment

Si certaines églises sont bâties sur d’antiques catacombes, ou sur les vénérables ruines de bâtisses initialement vouées à d'autres cultes que celui de la couronne d’épines, sous celle de Lars Henriksson et Erik Qvick, on ne trouve que murs suintant et mousses visqueuses. Il s’y est manifestement passé un dégât des eaux d’ampleur, dont les sangsues, couleuvres et autres créatures des marais ont profité pour prendre possession des lieux. C'est qu’en plus d'un taux d'humidité idéalement oppressant, on y trouve de vieilles reliques à profaner, et que la proximité d'activités ludiques et culturelles est un paramètre à ne pas négliger au moment de se choisir son home sweet home.

 

Under The Church, donc: bubons Swedeath, croûtes old school, jus de pus et haleine fétide, vous vous souvenez? On vous a déjà causé de cette entité crapoteuse par 2 fois en ces pages. Il s’agit du phœnix malsain né des cendres de Nirvana 2002. Deux ans après un premier méfait plus attaché aux débuts putrides du genre qu’au doux ronronnement de la HM-2 revivaliste, le groupe revient avec de nouvelles recrues (Erik Sahlström – General Surgery – au chant, Erik Wallin – Merciless – à la guitare de gauche, et Marcus Klack – Morbid – à la guitare de droite) mais pas de véritable changement de cap. Au programme, encore et toujours, un Death suédois des origines gorgé de crasse punky (yes!) et de décélérations grassouillettes (mouôrf…), décliné sur 9 titres n’atteignant jamais la barre des 4 minutes.

 

Alors forcément c’est sale, grumeleux, mal élevé: pas l’un de ces groupes qui empaquette de belles mélodies givrées dans du gros vrombissement baveux, histoire de séduire sans faire mauviette. Ici, comme depuis les tout débuts, ça patauge dans de lentes progressions qui trahissent un goût prononcé pour Autopsy, ça envoie du riff rageur et crasseux comme un vieux Motörhead relooké aux Sunlight Studios… Et ça balance même une étonnante palanquée de solos Rock’n’Roll à la disto’ Stoner-friendly, sans que cela ne choque le moins du monde. ‘faut dire qu’Entombed est déjà passé par là. La première moitié de l’album propose du classique mais costaud – avec notamment un morceau-titre qui rappelle par moment le « Silent Is Consent » de Sodom –, mais malheureusement ça patine un peu plus en 2e mi-temps, entre un « The Death of Innocence » au groove un peu pataud et un final doomy relativement casse-bonbons. Ce qui fait que ** suspense insoutenable ** l’album vient se rajouter à la longue liste des prods sympas, roots, craspecs et tout et tout, qui font aussi peu avancer le schmilblick que Papy Mougeot, mais qui contenteront le public averti usuel.

 

... M’enfin ça ira pas chercher beaucoup plus loin qu’un 7/10!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: consonne… S. Consonne… W. Voyelle… E. Consonne… D. Voyelle… E. Voyelle… A. Consonne… T. Consonne… H… 8 lettres! / Pas mieux. Swedeath!

photo de Cglaume
le 12/01/2018

1 COMMENTAIRE

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 12/01/2018 à 11:54:46

Mignon mais ça devient de plus en plus propre tout ça...

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