War Of Ages - Pride of the Wicked

Chronique CD album (41:12)

chronique War Of Ages - Pride of the Wicked
Suite à un premier album éponyme n’ayant pas laissé des impressions démentes auprès du public, War Of Ages repartait en croisade en 2006 avec Pride of the Wicked. Après une signature chez les pieux Facedown Records, le combo semblait mieux armé et soutenu que lorsqu’ils étaient hébergés chez StrikeFirst, ce qui leur à permis d’aboutir à une œuvre mieux finie et plus soignée que le premier opus, et c’est chose faite.

Pour ceux qui ne connaissent pas, War Of Ages est un groupe originaire de Pennsylvannie rangé dans la catégorie Heavy Metalcore, c’est à dire que le combo mélange metal hardcore et ceci avec une touche (très) mélodique omniprésente.
Doté de guitaristes au doigté bien affuté, les riffs rapides bien typés As I Lay Dying , Unearth ainsi que les parties de solo sont légion dans cet album empli par la clarté et la positivité.

Ces 10 titres sont rondement bien menés, chaque membre maitrise son instrument, on retrouve assez vite les rudiments du style sus-cité avec son lot de mosh part, quelques parties d’arpège en son clair, une voix saturée mais bien dosée, qui parfois se délie de sa mue pour poser quelques parties de chant clair pas désagréables.

Je ne sais pas si ceci s’explique par les penchants catholiques du combo, mais à l’écoute de cet album on est saisi par cette impression d’énergie positive qui se dégage et de douceur qui à tendance à amollir ces 10 titres, ou peut être des sonorités un peu Old School, mais il est vrai que malgré la qualité de jeu du quintet, je ne me suis pas senti très convaincu par leur puissance. On ressent un rythme de jeu un peu faiblard, comme si le cd tournait parfois au ralenti, et comparé aux Bulldozers du style comme As I Lay Dying, War Of Ages manquerait un peu de punch pour pouvoir rivaliser avec eux, sur CD en tout cas. Cette caractéristique rythmique les rapprocherait de groupes tel que Inked In Blood, assez lourd et pataud tout en restant efficace, à la différence que cela ne semble pas si volontaire chez les WOA.

On pourrait aussi s’expliquer ce ressenti par un mix trop aseptisé, ou toutes les aspérités ont été gommées et le rendu se trouve être trop immaculé pour le style pratiqué et manque vraiment de punch pour être convaincant. Dommage puisque le groupe possède un réel potentiel, et nous sert un album vraiment agréable à écouter mais trop de production tue la production.
photo de Biflam
le 18/10/2009

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