Way To End - Senestre

Way To End - "Senestre"
chronique Way To End - Senestre

Oyez, petits et grands, adultes et enfants, le cirque Way To End est de retour en ville pour son troisième spectacle. Cette Fédération Française de Freaks originaire de Paris n'a pas choisi le voie de la facilité en proposant un Metal noir barré.

 

Senestre s'ouvre sur une intro en arpèges, inspirée par Virus (d'ailleurs qui du inspirer le riffing de tout l'album), dissonant, vaguement classique, avec une grosse basse, avant d'embrayer sur le premier, sur huit, numéro du spectacle de freaks qui va se dérouler pendant près de quarante cinq minutes. Sur une base de BM, le groupe propose une musique qui en repousse les limites, tout en restant dans le cadre. Moins iconoclaste que Solefald et Arcturus, mais plus barrés que Ved Buens Ende, le groupe emprunte aux deux premiers cette volonté de ne pas se laisser enfermer dans des codes limitatifs. Il n'y a qu'à jeter un ieil aux titres des chansons pour comprendre que l'on n'a pas affaire à des Sons Of Satan, des trve peinturlurés. C'est pour cette raisons que l'on retrouve, pour mon plus grand plaisir, sur Senestre, un rythmique ultra groovy ("Predication - Offrance"), un thérémjne, des cuivres (sur la marche des clowns tristes "L'Homme Qui Rit"). Maniant avec brio le second, voire troisième degré, il arrive à flirter en permanence avec le ridicule et le mauvais goût (sauf peut-être le chant clair sur "Predication - Le Chat Qui Fume", par ailleurs excellent avec ses riffs tordus).

 

J’ai écouté cet album quasi quotidiennement pendant presque deux semaines avant de pouvoir trouver les mots pour lui rendre justice. Chaque titre possède sa propre atmosphère, sa propre personnalité, pour ceux qui ont joué à The Secret World, Senestre aurait pu servir de bande-son pour la partie dans la fête foraine désaffectée de Kingsmouth. Complètement schizophrénique, le quartet jongle en permanence entre ombres et lumière, joie et lamentation, mélodie et cacophonie. Plein de surprises, même après autant d’écoutes, il est dommage que le groupe se voit obligé de sortir cet album de manière indépendante, minimisant son exposition.

 

photo de Xuaterc
le 17/03/2017

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