Wayste - No Innocence

Wayste - "No Innocence"
chronique Wayste - No Innocence

Pas trop fastosh de se démarquer de la masse quand on se trouve collé volontairement dans la niche du Hardcore Punk.

 

Bon, certains s'en foutent carrément et balancent la pâtée, les autres expérimentent. Parfois pour le meilleur, souvent pour le pire.

Disons que les trois Allemands de Wayste se situent à mi-chemin entre les deux.

 

Pour le premier aspect, nous avons du virulent, du sans cotillon, fonçant dré dans le pentu avec un son faisant la pelle belle à une basse volontairement urbaine et crade et un chant écorché. Parfois en duel comme sur "Dawn", la niak du vocaliste principal s'approche de l'énergie d'un certain énervé tatoué ayant officié dans l’ancien très bon groupe Gallows. Le bon taillage d'oreilles en pointes est donc bien présent.

 

Pour la deuxième dimension, la noisy pas saine à la New Yorkaise s'invite à la fête. Et pas que sur la pochette. La guitare et la basse joue alors à cache trash, si je te catche je te slash. Wayste se permet en fait un peu tout ce qui lui passe par la tête. Les breaks convulsifs, les accords disjonctés et hésitants en "Interlude", l’acoustique électrique, la mélancolie des sirènes par trente mètres de fond. Tout cela est super casse gueule sur le papier en semblant prendre le costard d'un ancien très bon groupe (encore...) suédois maintenant vraiment mort si les gaziers n'étaient pas, à l'évidence, habités par leur vacarme.

 

Il se passe plein de choses sur les treize minutes de ce No Innocence. Pas trop, juste ce qu'il faut pour les intellos.

Mais Wayste pense aussi aux microcéphales, ceux qui aiment quand ça braille au fond de la cave.

photo de Crom-Cruach
le 31/05/2017

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