Wild Dawn - Road To Nowhere

Wild Dawn - "Road To Nowhere"
chronique Wild Dawn - Road To Nowhere

« C'est l'histoire de la vie
Le cycle éternel
Qu'un groupe béni
Rend immortel
La route infinie
De ce cycle éternel
C'est l'histoire
L'histoire de la vie du rock »

 

Voilà le cercle éternel s'arrête pour Wild Dawn... et ça fait bizarre car je les suis depuis leur premier EP/démo Old School Machine et le premier album, Double Sided lorsqu'ils étaient comme des siamois mi hard rock'n'roll mi thrash, le style changeant suivant les morceaux, puis ils sont passés à une sorte de synthèse de tout ça avec une bonne louche de Stoner et avec une balance qui penche plus vers le heavy rock avec les disques Pay your dues et Bloody Jane's Shore (qui était le dernier EP en date avant cet album, chroniqué par Tookie dans nos pages).

 

Cette fin de route  nous signale que le groupe  a décidé de s'arrêter et ici, ils restent dans ce style, plutôt heavy rock avec un poil de stoner et une grosse dose de groove dedans.

 

On commence sur la chanson titre qui commence lentement avec de la talk box, que le groupe a toujours affectionné avant de se muer en heavy rock mid tempo... On va d'ailleurs arpenter ce style tout au long de l'album avec des petites variantes que ça soit de vitesse (le lent et heurté « Busted » ou les rapides « Ripper » et « Fallout ») ou d'ambiances que ça soit l'urgence ou le côté groovy.

 

Les amateurs retrouveront la talk box à plusieurs reprises : sur le très boogie « Ripper », ou sur le groovy « Misfortune » sur un solo, morceau qui sera aussi l'occasion de trouver un chant quasi rap sur certains passages mais aussi d'un énorme solo de guitare. On notera également une superbe utilisation d'un orgue bien dynamique sur l'excellent « Fallout », orgue qui partira en solo et même en duel avec la guitare. 

 

Je parlais du cycle de la vie au début de chronique et « Infamous » le referme comme un clin d’œil (volontaire ou non d'ailleurs) aux débuts du groupe avec un fond thrash mais une réalisation hard rock... morceau qui finit aussi de façon abrupte un peu comme la carrière du groupe même si ladite fin semble mûrement réfléchie par le groupe.

 

Le cycle est bouclé, les chemises à carreaux sont pliées et rangées, les guitares et la talk box remisées (temporairement?). On espère retrouver les protagonistes dans d'autres projets. 

 

Road to nowhere est disponible en CD auprès du groupe.

photo de Papy Cyril
le 24/05/2018

1 COMMENTAIRE

cglaume

cglaume le 24/05/2018 à 08:40:38

Genre le Roi Lion. Carrément.

:D

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