Wytch Hazel - Prelude

Chronique CD album (46:33)

chronique Wytch Hazel - Prelude

Toute la vague dite rétro, tous ces groupes qui ont (re)découvert et les repompent sans valeur ajoutée les 60's et les 70's, Kadavar, Blue Pills, Opeth..., m'a toujours fait l'effet d'un film d'Almodovar: me plonger dans un état léthargique avant de progressivement me faire sombrer dans le sommeil. Bien sûr, il y a des exceptions à la règle, souvent plus des groupes qui arrivent à synthétiser l'esprit de l'époque et à retrouver un style de composition. Et à côté de tout cela, on a des mystères, si j'étais croyant, je parlerais de miracles, des groupes qui a priori n'ont pas grand chose pour eux, éloignés d'une quelconque scène, pas de musicien connu, un tout petit label, une promo à l'opposé du battage médiatique. Bref, des groupes sans prétentions, sans plan de carrière. Wytch Hazel est l'un d'eux et Prelude constitue une très agréable surprise.

 

Musicalement, les anglais nous offrent un rock légèrement heavy, Mais toujours mélodique, tel que pouvaient le pratiquer des groupes comme Wishbone Ash ou Jethro Tull (sans flûte traversière, hein). Bien évidemment, l'écoute de cet album prend toute sa dimension le diamant arpentant les sillons de la galette de cire. Le riffing fleure bon les 70's avec un goût non dissimulé pour la période médiévale. On pense parfois au premier Rainbow. Les quatre gars de Lancaster ont composé dix titres, dix hymnes, avec une apparente facilité, sans cependant tomber dans la facilité des structures et des arrangements, tout en restant concis dans son propos. Ils n'hésitent pas à sortir un discret orgue Hammond sur "Psalm" ou une guitare acoustique à de nombreuse reprise. Son usage me rappelle dans le son et le style Pete Townsend de The Who sur Tommy. "Wytch Hazel" laisse éclater au grand jour l'une des autres grosses influences du groupe, l'Iron Maiden période Di'Anno. Plusieurs solos viennent émailler le disque, pas de manière systématique, ni virtuose, non pour étaler un quelconque talent, mais toujours pour apporter une plus-value au morceau. Colin Hendra n'est pas le plus grand chanteur du monde, mais il fait le job de manière plaisante, avec application et passion.

 

Un premier album sans prétention, qui pourtant est réalisé par des musiciens habités par leur musique, qui recèle que peu de défauts, et qui fait du bien au moral.


 

photo de Xuaterc
le 25/08/2016

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